samedi, juin 30, 2007

J.Y.Lafesse. Gros Suppo.








Citations ; La beauté (2).

La beauté c'est quelque chose dans le regard qui exprime l'intelligence, et l'intelligence c'est quelque chose dans le regard qui exprime la beauté.
Bernard Werber.

Les femmes qui ont la beauté extérieure servent de modèle, celles qui n'ont que la beauté intérieure servent d'exemples.
Jérôme Touzalin.

La beauté est vérité, la vérité beauté. C'est tout ce que vous savez sur terre. Et c'est tout ce qu'il faut savoir !
John Keats.

Toute beauté est joie qui demeure.
John Keats.

La beauté échappe aux modes passagères.
Robert Doisneau.

La beauté est une éloquence muette.
François des Rues.

La beauté plaît aux yeux, la douceur charme l'âme.
Voltaire.

vendredi, juin 29, 2007

La Peine Capitale.

Êtes-vous favorables à son abolition ?
Votez.
Merci.

Leçon de portugais.

Comment appelle-t-on un portugais qui se masturbe?
- Manuel
Comment appelle-t-on un portugais qui se masturbe debout ?
- Manuel Sanchez
Comment appelle-t-on un portugais qui se masturbe debout sur une plage ?
- Manuel Sanchez Da Costa
Comment appelle-t-on un portugais qui se masturbe debout sur une plage avec 200 autres portuguais ?
- Manuel Sanchez Da costa Dos Santos

Citations ; La beauté (1).

Aucune grâce extérieure n'est complète si la beauté intérieure ne la vivifie. La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.
Victor Hugo.

Dieu n'appartient pas au savant, au logicien, il est aux poètes, au rêve, il est le symbole de la Beauté, la Beauté même.
Paul Gauguin.

Beauté. Pouvoir qui permet à la femme de charmer un amoureux et de terrifier un mari.
Ambrose Bierce.

Une beauté sans grâce est une beauté sans appas.
Ninon de Lenclos.

Dans les jeunes femmes, la beauté supplée à l'esprit. Dans les vieilles, l'esprit supplée à la beauté.
Montesquieu.

Nulle beauté n'est une beauté pour son mari.
Herbert George Wells.

jeudi, juin 28, 2007

Le peniscope.

Avec un ventre comme ça, il devient difficile de voir son truc.
Alors.......

Sexualité. Les plus riches ne sont pas les plus satisfaits.

Selon une enquête réalisée par l'institut Harris Interactive pour le compte du fabricant de préservatifs Durex, 25% des Français uniquement se disent satisfaits de leur sexualité contre 67 % des Nigérians, 54% des Polonais et 51% des Grecs. La moyenne mondiale est de 44%.
C'est le Japon qui se classe en bas de l'échelle avec 15 % des personnes interrogées qui se disent satisfaites de leur sexualité.
Un rapport sexuel dure en moyenne 15 minutes en France contre 24 minutes au Nigéria. La moyenne mondiale serait de 18 minutes.
Le nombre annuels de rapports sexuels serait de 120 en France contre 164 en Grèce, 145 au Brésil et 143 en Russie et en Pologne.

J.Y.Lafesse. Le facteur et le kamasutra.








Citations ; Sacha Guitry (2).

Les femmes n'ont pas d'âges... elles sont jeunes... ou elles sont vieilles !... Quand elles sont jeunes, elles nous trompent... Quand elles sont vieilles, elles ne veulent pas être trompées !...

Les femmes sont faites pour être mariées et les hommes pour être célibataires. De là vient tout le mal.

Ce qu'on devrait choisir dans la femme d'un autre... ce n'est pas la femme... c'est l'autre !

Les hommes n'ont que ce qu'ils méritent. Les autres sont célibataires !

Les femmes c'est charmant, mais les chiens c'est tellement plus fidèle.

Si les hommes aiment les femmes silencieuses, c'est parce qu'ils sont persuadés qu'elles les écoutent.

Si le plus grand plaisir des hommes est de se payer les corps des femmes, le plus grand plaisir des femmes est de se payer la tête des hommes.

Les avocats portent des robes pour mentir aussi bien que les femmes.

Il y a deux sortes de femmes : celles qui sont jeunes et jolies et celles qui me trouvent encore bien.

Les meilleures leçons sont celles que l'on prend sans que les personnes à qui on les prend en soient informées.

Un homme qui ne demande jamais de service à personne finit par se faire la réputation d'un homme qui n'en rend pas.

On n'est pas infaillible parce qu'on est sincère.

mercredi, juin 27, 2007

Recharge.

Citations ; Sacha Guitry (3).

Nier Dieu, c'est se priver de l'unique intérêt que présente la mort.

Tous les gestes sont bons quand ils sont naturels. Ceux qu’on apprend sont toujours faux.

Nous sommes loin de nous douter des services que pourraient nous rendre nos défauts si nous savions les mettre en oeuvre.

A l'égard de celui qui vous prend votre femme, il n'est de pire vengeance que de la lui laisser.

On écoute mieux lorsque l'on est caché.

La lumière, ou, plutôt, l'obscurité joue un grand rôle dans l'amour !

Il y a des gens qui parlent, qui parlent - jusqu'à ce qu'ils aient enfin trouvé quelque chose à dire.

Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage.

Etre riche ce n'est pas avoir de l'argent, c'est en dépenser.

A force de changer de femme, on finit par changer soi-même !

Le célibat ? On s'ennuie. Le mariage ? On a des ennuis.

Il y a celles qui vous disent qu'elles ne sont pas à vendre, et qui n'accepteraient pas un centime de vous ! Ce sont généralement celles-là qui vous ruinent.

Deux femmes qui s'embrassent me feront toujours penser à deux boxeurs qui se serrent la main.

Quand on a vingt ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.

C'est une erreur de croire qu'en parlant bas à l'oreille de quelqu'un qui travaille on le dérange moins.

Citations ; Sacha Guitry (1).

Lorsqu'on vient d'entendre un morceau de Mozart, le silence qui lui succède est encore de lui.

Avec tout ce que je sais, on pourrait faire un livre... il est vrai qu'avec tout ce que je ne sais pas, on pourrait faire une bibliothèque.

Le peu que je sais, c'est à mon ignorance que je le dois.

Etre marié ! Ca, ça doit être terrible. Je me suis toujours demandé ce qu'on pouvait bien faire avec une femme en dehors de l'amour.

Les femmes ne font que des bêtises quand elles réfléchissent !

Au début d'une aventure, le cocu y est toujours pour quelque chose.

Une femme, une vraie femme, c'est une femme avant tout qui n'est pas féministe.

C'est une erreur de croire qu'une femme peut garder un secret. Elles le peuvent, mais elles s'y mettent à plusieurs.

Je suis en faveur de la coutume qui veut qu'un homme baise la main d'une femme la première fois qu'il la voit. Il faut bien commencer par un endroit quelconque.

mardi, juin 26, 2007

Défense d'uriner.

Citations ; succès / échec.

Le succès, c'est l'échec de l'échec.
Delphine Lamotte.

Le succès c'est d'aller d'échec en échec sans perdre son enthousiasme.
Winston Churchill.

La pire erreur n'est pas dans l'échec mais dans l'incapacité de dominer l'échec.
François Mitterrand.

Je vous dirai que je n'ai jamais eu d'échecs dans ma vie. Il n'y a pas eu d'échecs. Il y a eu des leçons épouvantables.
Oprah Winfrey.

La hâte est la mère de l'échec.
Hérodote.

La victoire est brillante, l'échec est mat !
Coluche.

lundi, juin 25, 2007

Sauvegarde de la vie humaine.

Le président Georges W Bush continue à s'opposer aux recherches sur les cellules souches et ce au nom du respect de la vie humaine auquel, le fervent évangéliste qu'il est semble attaché.
Depuis qu'il est aux commandes de son pays, plusieurs centaines de milliers de civils ont été tués, blessés, réduits au statut de réfugiés, et ce en raison des guerres dans lesquelles Mr Bush a engagé son pays ( et le monde).
Ce noble souci de sauvegarder les vies humaines à t il manqué au président américain en décidant d'aller en guerre ?

La guerre de Corée.

Le 25 juin 1950, les téléscripteurs annoncent que les troupes de la Corée du Nord ont franchi le 38e parallèle et lancent une attaque générale contre le Sud. La surprise est totale. D'abord parce que l'agresseur a bien choisi son moment : ce jour-là est un dimanche, il est 4 heures du matin en Extrême-Orient, samedi soir aux États-Unis, où le président Truman passe le week-end en famille dans son Missouri natal. Le dernier rapport de la CIA sur la Corée, qui lui a été remis six jours auparavant (et sera publié quarante-trois ans plus tard), ne mentionne même pas l'éventualité d'un conflit. Et puis, dans un monde qui n'est sorti de la Seconde Guerre mondiale que pour plonger dans la guerre froide, la lointaine Corée n'attire guère l'attention. Les points chauds de l'époque ont été successivement l'Iran, d'où Staline ne voulait pas partir, la Grèce en proie à la guerre civile, Berlin soumise à un blocus qui vient à peine de se terminer. Avec en toile de fond le plan Marshall et le pacte atlantique, la bombe atomique soviétique de 1949 et bientôt, aux États-Unis, ce qu'on appelle la « superbombe », autrement dit la bombe H.
Le régime "ami" du Sud n'a pas bonne presse aux États-Unis : son dirigeant Syngman Rhee, vieil émigré ultra-nationaliste et "démocrate" à poigne, ne cesse de protester contre le mandat (trusteeship) sous lequel les vainqueurs ont placé son pays et de dénoncer le général Hodge, le gouverneur américain, comme un "soutien du Parti communiste coréen".
A la fin du mois de janvier 1950, et tout en signant un pacte d'assistance et de défense mutuelle avec la Corée du Sud, Washington a refusé à Syngman Rhee le matériel militaire qu'il demandait.
Tout cela n'a pas échappé à Staline et à Kim Il-sung.
En mars 1949, Kim Il-Sung, qui est alors le seul dirigeant communiste "installé" en Asie, a fait une visite officielle à Moscou. On sait maintenant, selon les documents d'archives que Boris Eltsine a remis en 1994 au président sud-coréen, qu'il a soulevé au cours des conversations la question d'une attaque armée contre le Sud. Mais Staline n'a pas donné son feu vert. Il ne croit pas, comme son hôte tente de l'en convaincre, que le régime du Sud s'écroulera sous la pression populaire au premier coup de pouce. Il lui conseille plutôt de renforcer son armée.
Treize mois plus tard, Kim revient à Moscou. Son armée est désormais forte de 100 000 hommes et le contexte a changé : Mao a pris le pouvoir à Pékin, amenant un milliard d'hommes au service du communisme... C'est pourquoi, à Kim Il-Sung qui lui explique, en avril 1950, que la situation est "mûre" pour une offensive, Staline ne dit pas non, mais subordonne son accord à celui de Pékin.
Toujours selon les archives soviétiques, cet accord sera donné par Mao au dictateur nord-coréen un mois plus tard, le 15 mai 1950 : la Chine interviendra au côté de la Corée du Nord, mais en cas d'intervention américaine seulement. C'est suffisant pour Kim, qui, le 29 mai, informe l'ambassadeur soviétique à Pyongyang qu'il va passer à l'attaque.
Le déroulement de cette phase préparatoire, mieux connu maintenant, confirme ce que l'on ne pouvait que pressentir à l'époque. Kim Il-Sung a eu besoin de l'accord de ses deux alliés communistes, qui partagent donc la responsabilité de l'agression. Mais ceux-ci se montrent prudents ou égoïstes, comme on voudra. Staline s'arrange pour gagner dans tous les cas de figure : en cas de succès, la Corée pourra servir de tremplin pour menacer le Japon ; en cas d'échec, la Chine et l'Amérique seront engluées dans un conflit prolongé, ce qui paralysera leur diplomatie et obligera la seconde à se détourner de l'Europe, objectif principal de la stratégie soviétique. De toute manière, le gros du travail sera fait par les Nord-Coréens, ensuite par les Chinois. Ces derniers poussent en avant Kim Il-Sung, mais le risque contre lequel ils veulent bien l'assurer celui d'une intervention américaine n'est après tout qu'une hypothèse parmi d'autres : pourquoi les Américains, qui ont laissé filer la Chine vers le communisme quelques mois plus tôt, se battraient-ils pour la petite Corée ?
Truman, qui, déjà durci par plusieurs parties de bras de fer avec Staline, comprend d'emblée la gravité du défi : "Jusqu'à l'affaire de Corée, écrit-il dans ses Mémoires, l'agresseur rouge s'était contenté de faire usage de la subversion, de l'agression indirecte, du bluff et de la révolution. Là, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les communistes se lançaient ouvertement dans une invasion à main armée".
Truman donc n'hésite pas. En même temps qu'il achemine en hâte vers la Corée du matériel et des troupes, notamment deux divisions américaines basées au Japon, il monte à l'ONU une coalition similaire à celle que George Bush rassemblera contre l'Irak quarante ans plus tard. Il faut dire que Staline lui a facilité la tâche : sous prétexte que le siège de la Chine au Conseil de sécurité reste occupé par le représentant de Taïwan, il boycotte ses travaux depuis février 1950. Une erreur qu'il réparera en août en renvoyant Jakob Malik occuper son siège et retrouver son droit de veto mais le mal est fait. Dès le 25 juin, le Conseil a adopté une résolution exigeant le retrait des Nord-Coréens ; le 27, il a invité tous les membres de l'ONU à "apporter à la République de Corée toute l'aide nécessaire pour repousser les assaillants" (seule la Yougoslavie a voté contre, l'Égypte et l'Inde s'abstenant). Dans cette "petite ONU" de 1950, 53 membres sur 59 soutiennent les États-Unis et 42 fourniront une contribution, dont 16 par une participation militaire.
Cela dit, la crise la plus grave est encore à venir. Elle dépendra de la fortune des armes et confirmera une règle bientôt immuable de cette guerre froide devenue chaude : personne ne doit gagner sur toute la ligne. Les troupes de l'ONU, encerclées dès la fin de juillet 1950 à l'extrémité sud de la péninsule, ont redressé la situation le 15 septembre en débarquant à Inchon, sur les arrières de l'ennemi. Le 26, Séoul est reprise, le 38e parallèle est atteint le 1er octobre. Faut-il le franchir et punir le Nord de son agression ? Apparemment, le "vertige du succès" fait oublier les instructions prudentes données précédemment à MacArthur, le commandant en chef. Le parallèle est franchi d'abord par les Sud-Coréens, puis par les Américains. Le 18 octobre, les Alliés sont à Pyongyang, le 26 sur le Yalou, la frontière mythique de la "Chine rouge".
Le dilemme est maintenant à Moscou et à Pékin, que Kim Il-Sung, toute honte bue, a de nouveau appelés à son secours le 29 septembre. Or la Chine hésite. Certes, elle a fait savoir dès le 2 octobre, par l'ambassadeur de l'Inde à Pékin, qu'elle enverra des troupes si des forces non coréennes franchissent le 38e parallèle. Certes, elle a averti par voie de presse, le 11 : "Nous ne resterons pas inactifs cependant que vous conquerrez la Corée du Nord". Mais l'on sait maintenant que Zhou Enlai était contre une intervention de Pékin. À deux reprises, en octobre, il parle à Moscou avec Staline, qui ne promet pas l'appui aérien inconditionnel demandé. Mao balaiera les objections, arguant que les États-Unis cherchent de toute façon noise à la Chine et qu'il vaut mieux tracer dès maintenant en Corée la ligne à ne pas franchir. À partir de la mi-octobre et pendant un mois, 300 000 soldats franchissent nuitamment le Yalou. La présence de ces "volontaires" ne sera reconnue que plusieurs semaines plus tard, notamment lorsque, le 26 novembre 1950, trente divisions chinoises avançant par vagues humaines, sans se soucier des pertes, attaquent la 2e division américaine et enfoncent le front.
C'est probablement à ce moment que s'est joué, au moins autant que pendant la crise de Cuba douze ans plus tard, le sort de la paix mondiale. D'abord parce que le conflit s'est ainsi subitement élargi à deux grandes puissances : à la Chine, mais aussi à l'Union soviétique, chef de file incontesté du communisme mondial, avec qui Mao a d'ailleurs signé en février 1950 un traité" d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle".
Mao, tout comme MacArthur quelques mois plus tôt, est à son tour victime du "vertige du succès". Non content de rejeter, le 22 décembre, une offre de cessez-le-feu, il fait franchir à son tour le 38e parallèle à ses troupes, reprend Séoul le 4 janvier 1951 et proclame son intention de "jeter les Américains à la mer". Mais il a sans doute préjugé de ses forces. Les Américains ont maintenant totalement déployé leur machine de guerre et trouvé les parades contre les assauts suicides, qui deviennent autant d'hécatombes inutiles. Il est possible également qu'un avertissement de Truman à la fin novembre, annonçant qu'il envisage d'utiliser "toutes les armes dont nous disposons" (cette allusion à la bombe atomique a suscité une vive polémique dans le monde, inquiétant jusqu'à Churchill), ait été entendu à Moscou sinon à Pékin. Toujours est-il qu'après deux mois d'offensives et de contre-offensives confuses, le front se stabilise, en mars 1951, sur le 38e parallèle, là où tout a commencé. Le moment de la raison est arrivé. Les négociations vont s'ouvrir à partir de l'été mais traîneront deux ans et aboutiront à un arrêt de feu toujours en vigueur à ce jour. Un état de ni guerre-ni paix.

L'une des conséquence de cette guerre sera de mettre durablement sur les rails le réarmement de l'Amérique et de l'Occident en général. Le budget du Pentagone, qui était tombé de 85 milliards de dollars en 1945 à 10,5 milliards en 1948, va remonter jusqu'à 50 milliards et plus à partir de 1950, passant de 5 % à 12 % du PIB.
Le réarmement de l'Allemagne s'accélère avec le projet d'armée européenne, que René Pleven présente en octobre 1950, tandis que MacArthur fait la première entorse à sa politique de démilitarisation du Japon en levant dès juillet 1950 une police locale de 75 000 hommes. Toutes ces conséquences avaient-elles été prévues par Staline ?

Source : Les Etats Unis, gendarmes du monde. Ed Le Monde, Document.

Toilettes pour hommes. C'est selon.

Gaza ; à qui la faute ?

Résultats du sondage effectué sur mon blog.
Merci à ceux qui ont voté (84 lecteurs) ainsi qu'à ceux qui n'ont pas jugé utile de le faire.
A la question " à qui imputez vous les derniers événements de la bande de Gaza" les réponses se sont réparties comme suit :
  • 5 votants, soit 6 % pensent que c'est le mouvement Fatah.
  • 6 votants, soit 7.1% pensent que c'est le Hamas.
  • 14 votants, soit 16.7 % accusent les deux parties.
  • 58 votants, soit 69 % accusent Israël et les États Unis.
  • 1 votant (1.2%) s'est dit sans opinion.

Citations ; La chaleur.

L'aiguillon de la chaleur, comme un trait de guêpe, irrite.
Jules Michelet.

La chaleur dilate les corps. C'est pourquoi les jours sont plus longs en été qu'en hiver.
Léo Campion.

Un vrai baiser engendre tant de chaleur qu'il détruit les microbes.
Samuel Katzoff.

On peut concevoir la chaleur sans le feu et la lumière sans le soleil, mais on ne peut concevoir Dieu sans l'âme ni l'âme sans Dieu, tant ils sont un.
Maître Eckhart.


Il y a quelque chose de commun entre la chaleur humaine et celle du café... L'amertume, sans doute.
Laurent Houndegla.

Il est des intellectuels comme du soleil d'hiver. Il brillent mais prodiguent peu de chaleur.
Philippe Obrecht.

L'âme a ses brumes, ses soleils et ses chaleurs d'orages.
André Esparcieux.

Ne te sers pas de la technologie comme d'un substitut à la chaleur humaine.
Doc Childre and Bruce Crye.

De toutes les sources d'énergie, la chaleur humaine est la moins coûteuse...
Anonyme.

Citations ; La nudité.

La première fois que j'ai vu une femme nue, j'ai cru que c'était une erreur.
Woody Allen.

C'est excitant : sous leurs vêtements, toutes les femmes sont nues.
Régis Hauser.

Quand une femme fait l'amour, il n'est pas nécessaire qu'elle se mette toute nue, mais ce n'est pas superflu.
Armand Silvestre.

Toutes les femmes peuvent écrire un beau livre... à la condition de s'y montrer nues.
Alfred Capus.

Les femmes sauvages n'ont pas de pudeur, car elles vont nues. Je réponds que les nôtres en ont encore moins : car elles s'habillent.
Jean-Jacques Rousseau.

La femme ne sait pas séparer l'âme du corps. Elle est simpliste, comme les animaux. Un satirique dirait que c'est parce qu'elle n'a que le corps.
Charles Baudelaire.

Au fond la femme nue est essentielle au puritanisme comme l'enfer est la condition du ciel. Le mythe du fruit défendu n'est acceptable que si, dans l'autre monde, il devient votre nourriture.
Jean-Louis Gagnon.

samedi, juin 23, 2007

Citations ; Anaïs Nin.

Petit clin d'œil à notre amie Joy.

Nous ne voyons jamais les choses telles qu’elles sont, nous les voyons telles que nous sommes.

La chair contre la chair produit un parfum, mais le frottement des mots n'engendre que souffrance et division.

Le seul alchimiste capable de tout changer en or est l'amour. L'unique sortilège contre la mort, la vieillesse, la vie routinière, c'est l'amour.

A la racine du mensonge se trouve l’image idéalisée que nous avons de nous-mêmes et que nous souhaitons imposer à autrui.

Seul le battement à l'unisson du sexe et du coeur peut créer l'extase.

Les chambres intérieures de l'âme sont comme la chambre noire du photographe. On ne peut y séjourner longtemps, sinon cela devient la cellule du névrosé.

L'érotisme est l'une des bases de la connaissance de soi, aussi indispensable que la poésie.

vendredi, juin 22, 2007

L'endroit le plus calme.



Pardonnez notre racisme.

Je vous propose à lire cet article qui force l'estime.
Je l'ai lu dans le numéro 2422 de Jeune Afrique. L'hedomadaire panafricain l'a rapporté à son tour sur le quotidien israélien Haaretz.

Bonne lecture.

Le meurtre d’un père de cinq enfants, Tayssir Karaki, 35 ans, domicilié à Beit Hanina, a été commis par un seul individu, mais le terreau dans lequel a grandi le terroriste franco-israélien Julien Soufir mérite un examen de conscience collectif.

Plus d’un Juif français a expliqué, pendant la récente campagne présidentielle, qu’il était pour Nicolas Sarkozy parce qu’il avait réagi avec fermeté contre les immigrés musulmans lors des émeutes des banlieues en 2005. Son soutien, sans équivoque, à la communauté juive après le meurtre d’Ilan Halimi, en 2006, attribué par lui à des motifs antisémites, lui a également permis de mobiliser de nombreux Juifs français.

Au cours de la campagne, on a entendu des Juifs dire que « les Arabes sont en train de prendre le pouvoir en France », ou qu’« il faut un homme fort pour ramener l’ordre ici ».

Six cent mille Juifs vivent en France aujourd’hui. Contrairement aux enfants des immigrés musulmans, nombre d’entre eux occupent des positions sociales élevées et ont gagné le respect et la protection du gouvernement. Dans une République où le citoyen se définit par son attachement à des valeurs universelles et non par son appartenance religieuse, les Juifs ont su jouer sur les deux tableaux. Ils se sont intégrés à la société française, tout en continuant à afficher leur allégeance à l’égard d’Israël, en particulier à la droite qui a gouverné ces dernières décennies.

L’activisme de nombreux Juifs français et le racisme que certains d’entre eux manifestent envers les musulmans ne sont pas des phénomènes nouveaux. Je me souviens d’un matin de sabbat dans une synagogue parisienne. J’avais 12 ans. C’était pendant la guerre du Liban, en 1982, et le rabbin a récité une prière pour l’État d’Israël et ses soldats. L’assistance a répondu par des exclamations du genre « Sharon, tue-les ! » Le rabbin n’a pas essayé de les faire taire. Il était alors même clair que cette communauté, qui pendant des années s’était généreusement dévouée à Israël, utilisait l’État hébreu comme un moyen de revanche.

Aucun Juif français n’oserait tuer un musulman en France. Le meurtrier juif Soufir a immigré en Israël avant de tuer un Arabe - et ce n’est pas faute de trouver en France des cibles musulmanes. Mais dans l’Hexagone, de nombreux Juifs préfèrent passer pour des victimes - et les manifestations antisémites leur en donnent suffisamment d’occasions. Grâce au statut de victime, ils bénéficient du soutien du gouvernement, d’autant que le sentiment de culpabilité hérité de la période de Vichy reste vivace.

Il est temps que l’État d’Israël oblige les Juifs de France, qui « mangent à tous les râteliers », à se regarder en face. Le Premier ministre Ehoud Olmert et la présidente par intérim Dalia Itzik devraient rendre visite à la famille de la victime assassinée et lui demander pardon au nom de l’État et du peuple juifs. Ils agiraient comme le roi Hussein de Jordanie après le meurtre de sept fillettes de Beit Shemesh, dans l’attaque terroriste de Naharayim en 1997, ou comme le président français et son épouse Jacques et Bernadette Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin l’ont fait après l’assassinat d’Halimi à l’occasion de la cérémonie funéraire à la synagogue de Paris.

Il est temps également pour les dirigeants de la communauté juive française, à commencer par le premier d’entre eux, le rabbin Joseph Sitruk, de se rendre à la Grande Mosquée de Paris pour demander pardon. Pardon pour le meurtre, mais aussi pour le racisme antimusulman qui s’enracine dans leur communauté, et qui est l’une des principales causes de la détérioration des relations entre juifs et musulmans en France.

Goel Pinto / Haaretz, 28 mai 2007.

Citations ; le sourire (2).

Un sourire coûte moins cher que l'électricité, mais donne autant de lumière.
Abbé Pierre.

Le sourire est la langue universelle de la bonté.
William Arthur Ward.

Un sourire est une clef secrète qui ouvre bien des coeurs.
Baden-Powell.

Un soupir est un reproche au présent, un sourire au passé.
Madame de Girardin.

Il faut sourire face à l'adversité, jusqu'à ce qu'elle capitule.
Og Mandino.

Les gens tristes ont les plus beaux sourires.
Claude Jasmin.

Celui qui accepte avec le sourire d'être volé vole lui-même quelque chose à son voleur.
William Shakespeare.

Ils me font sourire ceux qui parlent sérieusement de leur avenir. Leur avenir est dans la tombe.
Maurice Maeterlinck.

Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire.
Mère Teresa.

jeudi, juin 21, 2007

Call Center.

Extrait d'une conversation standard avec l'opérateur d'un centre d'appel d'un fournisseur d'accès Internet.

ألو صباح الخير
صباح الخير
connexionبربي عندي مشكلة ف
  • votre n° d'abonné
  • xxxxxxxx
  • c'est quelle zone ? ( question totalement inutile, tout est devant lui sur son écran)
  • Vous pouvez répondre La Marsa, Ezzahra, Le Bardo, Sousse, La Lune si vous voulez, ça n'a aucune importance.
  • ah d'accord, il y a des travaux sur cette zone, tout rentrera dans l'ordre INCHALLAH.
  • Merci au revoir.


Citations ; Le sourire (1).

Je connais un moyen de ne pas vieillir : c'est d'accueillir les années comme elles viennent et avec le sourire... un sourire, c'est toujours jeune.
Pierre Dac.

Le sourire est prémonition de la jouissance.
Patrick Drevet.

Sourire c'est oublier la grimace.
Gunnar Björling.

Sourire à un interlocuteur qui vous embarrasse, on n'a pas encore trouvé mieux pour passer à autre chose.
Anna Gavalda.

Sourire à son ennemi ne met pas fin au combat. Se divertir avec son ennemi ne met pas fin aux hostilités.
Massa Makan Diabaté.

On peut sourire et sourire et pourtant être un scélérat.
William Shakespeare.

L'enfant reconnaît sa mère à son sourire.
Virgile.

Le bonheur c'est le sourire du coeur.
Delphine Lamotte.

Les larmes sont l'extrême sourire.
Stendhal.

Se taire, prier, travailler, sourire.
Josemaria Escriva de Balaguer.

mercredi, juin 20, 2007

Le plus beau sourire au monde.

Ceratins l'attribuent à Michelle Pfeiffer.


D'autres disent que c'est Nicole Kidman.

Mais non. Le plus beau sourire c'est lui.

UN SOURIRE.

Chez l'Ophtalmo.

Citations ; Kofi Annan.

C’est l’ignorance, et non la connaissance, qui dresse les hommes les uns contre les autres.

Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix, il n’y a pas de progrès possible.

La paix est un rêve suspendu.

Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir.

C'est à chacun d'entre nous de cultiver le meilleur dans sa nature et de lutter contre le pire.

Aucune cause juste ne peut être servie par la terreur.

Les graines d'un vieillissement en bonne santé se sèment tôt.

mardi, juin 19, 2007

La Ligue des Etats Arabes. Est elle utile ?

Résultats du sondage.
Commençons par dire que ce sondage n'obéi à aucun critère scientifique.
Il vaut ce qu'il vaut.
Merci pour tous ceux qui ont voté (49 lecteurs), ainsi qu'à ceux qui n'ont pas jugé utile de le faire.
A la question "La Ligue des États Arabes. Est elle utile ? ", 7 votants, soit 14.3% ont répondu par l'affirmative, 38, soit 77.6% ont répondu par "non", et 4, soit 8.2% se sont dits sans opinion.

Qui est selon vous le responsable ?

Qui est selon vous le responsable des derniers événements qui ont eu lieu dans la Bande de Gaza ?
Votez

Jewish against Zionism (2).



Jewish against Zionism (1).


Il est bien connu que les pionniers du mouvement sioniste étaient des laïcs, voir des athées.
Il est aussi bien connu aussi que les Juifs conservateurs se sont opposés vigoureusement au mouvement sioniste à sa naissance.
Après la création de l’Etat d’Israël, et surtout depuis la victoire de l’armée israélienne en 1967 faces aux armées arabes, certains courants religieux se sont ralliés à l’idéologie sioniste.
D’autres cependant son restés sur leurs positions et continuent à dénoncer le sionisme en y voyant un affront à la Torah et une entorse à la volonté divine.
Le Neturei Karta est le plus connue de ces mouvements.
Le rabbin Israel David Weiss, l’un des chefs de ce courant pense que "La création d'un Etat sioniste contredit l’essence même de la Torah", "La fondation de l’État sioniste est en contradiction flagrante avec l’enseignement de la Torah qui interdit toute proclamation d’un État juif. La Torah nous contraint à rester en exil jusqu’à la délivrance divine qui annoncera la paix éternelle parmi toutes les nations du monde 1 ". Le Rabbin Weiss continue : "Les livres des Prophètes nous ont prouvé avec toute leur franchise que nous avions été expulsés de cette Terre à cause de nos péchés. Tous les juifs sont au courant de celà. Nous le récitons toujours dans nos prières. C'est le crédo juif. Les juifs ont accepté cette punition venue du Très-Haut, et ont consenti de vivre parmi les autres nations à travers le monde, en respectant leurs lois. Tout ceci était encore en vigueur avant l'apparition du sionisme et du mouvement réformiste, qui rejettent les croyances juives basées sur la Torah. Ces idéologues, tels que Hertzl , Fondateur du sionisme et d'autres n'étaient pas des religieux et n'observaient pas les préceptes de la Torah. C'est la raison pour laquelle, au lieu d'accepter la punition de Dieu (Il est dit dans la Torah "Si une punition vous vient, vous devez vous repentir, ils créèrent le sionisme" 2. "Le Tout Puissant nous a interdit de créer un Etat. Il avait dit qu'il nous punirait en nous dispersant et que nous devions nous repentir et nous accrocher à Lui. Et si nous nous détachons de Lui, si nous commençons à Le combattre en créant un Etat, alors nous deviendrions des athéistes 2". "Nous avons en notre possession de nombreuses preuves dont des videos et des photographies qui montrent comment les sionistes battent les juifs orthodoxes, prétendant que nous sommes des ennemis et que nous les détruirons de l'intérieur. En tant que juifs, nous ne sommes pas agressifs. Cependant les sionistes commettent des atrocités, non pas parce qu'ils sont juifs, mais parce qu'ils sont contre les juifs 2". "Nous appelons à la totale liquidation d'Israël. Nous n'acceptons pas les accords tels que signés à Oslo, selon lesquels deux Etats doivent exister, parce que nous suivons les préceptes de la Torah. Dans la Torah les juifs sont prévenus de ne pas créer un Etat en attaquant les Palestiniens qui se trouvent sur ce territoire. Nous voulons vivre sous la protection de la Palestine, et être gouvernés par des dirigeants palestiniens, et nous déclarons qu'il n'y aura aucun succès dans les négociations de paix tant qu'existera l'entité sioniste, ou comme ils disent l'Etat Juif 2". "La paix ne viendra pas dans la région, et tous les accords ne serviront à rien pour le futur, tant qu'Israël existe….Nous prions constamment notre Seigneur pour qu'il détruise Israël d'une manière pacifique, de telle sorte que le sang des Palestiniens et des juifs ne coule pas. Nous prions constamment pour qu'Israël cesse d'exister, et ceci sans bain de sang 2".

PS : pour plus d'informations, consulter :

http://www.jewsnotzionists.org/
Neturei Karta.

Citations ; Lénine.

Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise...

Un imbécile peut poser à lui seul dix fois plus de questions que dix sages ensemble ne pourraient en résoudre.

Les faits sont têtus.

La citatiomanie est notre plus grande ennemie.

Dans les faits l'idée de Dieu aide à tenir le peuple en esclavage.

Les excès dans la vie sexuelle sont un signe de dégénérescence bourgeoise.

Le temps n'attend pas.

lundi, juin 18, 2007

Le bon sens et la bêtise.

C’est certainement prétentieux de ma part de tenter d’imiter Descartes, mais l’exercice me séduit et je vais m’y prêter.

René Descartes disait : " Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être bien pourvu ".

Si on inversait toute la phrase, ce qu’on obtient ne serait pas moins vrai.

CITIZEN A DIT : " La bêtise est la chose au monde la mieux partagée : car chacun pense en être dépourvu ".

Citations ; Napoléon Bonaparte.

La supériorité de Mahomet est d'avoir fondé une religion en se passant de l'enfer.

Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole.

En guerre comme en amour, pour en finir, il faut se voir de près.

Un bon croquis vaut mieux qu’un long discours.

Il n'y a que deux espèces de plans de campagne, les bons et les mauvais. Les bons échouent presque toujours par des circonstances imprévues qui font souvent réussir les mauvais.

La haute politique n'est que le bon sens appliqué aux grandes choses.

La vérité historique est souvent une fable convenue.
La paix est un mot vide de sens ; c'est une paix glorieuse qu'il nous faut.

Je n’ai jamais permis les critiques. On demande à un médecin qu’il guérisse la fièvre et non qu’il fasse une satire contre elle.

Si vous escomptez avoir du succès dans le monde, promettez tout, ne donnez rien.

L'art d'être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l'art de réussir.

Du sublime au ridicule, il n'y a qu'un pas.

On ne conduit le peuple qu'en lui montrant un avenir : un chef est un marchand d'espérance.

dimanche, juin 17, 2007

Citations ; Nejib Mahfoudh.

La souffrance a son côté de joie, le désespoir a sa douceur et la mort a un sens.

Les mots d'amour sont propres à émouvoir les oreilles, même si leur musique ne touche pas le coeur, ils sont comme un baume sur une âme renfermée.

La patience est la clé de la délivrance.

La vie est sage de nous tromper, car si elle nous disait dès le début ce qu'elle nous réserve, nous refuserions de naître.

Le sage ne doit pas s'entêter si la chance lui a fait grise mine.

Tous ceux qui débutent modestement ne finissent pas par arriver.

samedi, juin 16, 2007

Les missiles de la paix.

Cette note m'a été inspirée par celle de notre amie Massir publiée aujourd'hui même.
On ne peut que partager sa colère, son indignation en regardant cette vidéo.
Apprendre la haine, à des enfants à cet âge est criminel, le terme n'est pas assez fort.
Ce type d'éducation n'est pas cependant le monopole des musulmans.
Regardez ces images. Elles ont été prises durant la guerre israélo-libanaise de l'été 2006 et elles ont fait le tour du monde.



Commant on fé les bébés?





Citations ; Léonard de Vinci (2).

Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.

Le souvenir des bienfaits reçus est fragile, comparé à l’ingratitude.

Rien ne nous trompe autant que notre jugement.

Il n'est aucune chose qui aille plus vite que les années.

D'une chose légère peut naître un grand désastre.

La sagesse est fille de l'expérience.

Les détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail.

Parmi les cinq sens, la vue, l'ouïe et l'odorat connaissent moins d'interdits que le toucher et le goût.

Savoir écouter, c'est posséder, outre le sien, le cerveau des autres.

Qui ne doute pas acquiert peu.

Plus on connaît, plus on aime.

vendredi, juin 15, 2007

حماس قالك ربحت فتح.

حماس قالك ربحت فتح و حررت غزّة.

Messieurs, je crois que vous vous trompez de combat.
Auparavant, vous avez fait la guerre au Roi Houssein de Jordanie, ça s'est soldé par le septembre noir. Vous avez ensuite fait la guerre aux Chrétiens du Liban, ça a duré quinze ans.
Voilà qu'aujourd'hui vous vous entre-tuez.
Bravo.

Citations ; Léonard de Vinci (1).

Passé quarante ans, un homme est responsable de son visage.

Celui qui n'aime pas la vie ne la mérite pas.

De même que tout royaume divisé est bientôt défait, toute intelligence qui se divise en plusieurs études différentes s’embrouille et s’affaiblit.

Qui pense peu, se trompe beaucoup.

Le néant n'a point de centre, et ses limites sont le néant.

Le mal est notre ennemi. Mais, ne serait-il pas pire qu'il fût notre ami ?

Louer ou censurer ce que tu ne comprends pas peut causer préjudice.

Quiconque mène une discussion avec autorité ne fait pas preuve d’intelligence mais se
sert simplement de sa mémoire.

Nul conseil n'est plus loyal que celui qui se donne sur un navire en péril.

La simplicité est la sophistication suprême.

Il ne faut pas appeler richesses les choses que l’on peut perdre.

Il n’y a pas de maîtrise à la fois plus grande et plus humble que celle que l’on exerce sur soi.

jeudi, juin 14, 2007

Omar et les croisés.


Notre ami Tunisiendoctor avait parlé dans une note antérieure de l'épisode de l'entrée de Omar, deuxième Calife de l'Islam à Jérusalem et de sa promesse de non agression faite à tous les habitants de la Ville Sainte, toutes confessions confondues.
Je me permets ici de vous donner à lire un passage extrait du livre d'Amine Maalouf, "Les Croisades vues par les Arabes" où il relate le même épisode le comparant au comportement des croisés lors de leur conquète de la Ville Sainte quatre siècles plus tard.

"Ce jour-là, Omar avait fait son entrée sur son célèbre chameau blanc, tandis que le patriarche grec de la Ville Sainte s'avançait à sa rencontre. Le calife avait commencé par lui assurer que la vie et les biens de tous les habitants seraient respectés, avant de lui demander de lui faire visiter les lieux sacrés du Christianisme. Pendant qu'ils se trouvaient dans l'église de la Qyama, le Saint-Sépulcre, l'heure de la prière étant arrivée, Omar avait demandé à son hôte où il pourrait étendre son tapis pour se prosterner. Le patriarche l'avait invité à rester sur place, mais le calife avait répondu : « Si je le fais, les musulmans voudront demain s'approprier ce lieu en disant : Omar a prié ici. » Et, emportant son tapis, il était allé s'agenouiller à l'extérieur. Il avait vu juste, car c'est à cet endroit même que l'on allait construire la mosquée qui porte son nom.
Les chefs francs n'ont pas, hélas! cette magnanimité. Ils fêtent leur triomphe par une tuerie indescriptible, puis saccagent sauvagement la ville qu'ils prétendent vénérer.
Leurs coreligionnaires eux-mêmes ne sont pas épargnés : l'une des premières mesures prises par les Franj est d'expulser de l'église du Saint-Sépulcre tous les prêtres des rites orientaux — Grecs, Géorgiens, Arméniens, Coptes et Syriens — qui y officiaient ensemble en vertu d'une ancienne tradition que tous les conquérants avaient respectée jusqu'alors. Abasourdis par tant de fanatisme, les dignitaires des communautés chrétiennes orientales décident de résister. Ils refusent de révéler à l'occupant le lieu où ils ont caché la vraie croix sur laquelle le Christ est mort."

PS : Amine Maalouf, grand romancier franco-libanais, prix Goncourt 1993 est chrétien de rite Melkite.

Citations ; Sigmund Freud (2).

La civilisation est quelque chose d'imposé à une majorité récalcitrante par une minorité ayant compris comment s'approprier les moyens de puissance et de coercition.

Il existe infiniment plus d'hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d'hommes vraiment et réellement civilisés.

Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question : Que veulent-elles au juste ?

La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.

La joie de satisfaire un instinct resté sauvage est incomparablement plus intense que celle d'assouvir un instinct dompté.

Ce qui caractérise toutes les perversions, c'est qu'elles méconnaissent le but essentiel de la sexualité, c'est-à-dire la procréation.

L'activité sexuelle s'est d'abord étayée sur une fonction servant à conserver la vie, dont elle s'est rendue indépendante.

On a beau rêver de boissons : quand on a réellement soif, il faut se réveiller pour boire.

Le premier homme à jeter une insulte plutôt qu'une pierre est le fondateur de la civilisation.

mercredi, juin 13, 2007

Comparez et jugez.

Au moment où nous ne cessons de réclamer à la France la liberté de penser et d'écrire, la Nadhara ou Conseil des inspecteurs de la Grande Mosquée, au nom de je ne sais quel fanatisme étroit et aveugle cherche à nous ramener à plusieurs siècles en arrière, en demandant à la section d'Etat l'interdiction de la brochure La Femme musulmane devant la religion et la société, de M. Tahar Haddad.
Nous ignorons pour ne l'avoir pas encore lue, si cette brochure porte atteinte aux dogmes coraniques dont ces messieurs de la Nadhara prétendent être les farouches défenseurs.Mais qu'ils nous permettent de trouver bien déplacée et bien tardive leur ardeur à défendre une foi que, par ailleurs, ils laissent battre en brèche avec leur complaisance si ce n'est pas avec leur complicité.
Se sont-ils donc émus lorsque circula le livre de Monseigneur Pons qui est un long réquisitoire contre l'Islam, plein d'insultes grossières contre notre Prophète ? Se sont-ils formalisés lors du carnaval eucharistique quand il fut procédé à une ample distribution de brochures vertes éditées en arabe et incitant les Musulmans à abjurer la foi de leurs aïeux pour embrasser le catholicisme ? Ont-ils même été scandalisés par le défilé de croisées et de croisés ? Ont-ils seulement bougé lorsque les suppôts dé Monseigneur Lemaître firent élever devant Carthage un arc de triomphe portant le signe de la croix et cette inscription : "Par ceci tu vaincras !" ? Se sont-ils jamais inquiétés lorsque des religieuses parcourent tous les jours la ville arabe et pénètrent dans les maisons pour distribuer des gâteaux et des objets pieux en invitant les parents à envoyer leurs filles dans les écoles congréganistes ?
Non, pendant ce temps-là, ces messieurs digéraient tranquillement leur meloukia et égrenaient avec béatitude leur chapelet en se curant les orteils. Ils n'ont pas pipé. Si, à cette époque-là, ils avaient fait le quart de ce qu'ils font aujourd'hui contre le livre de Haddad, l'archevêché aurait sûrement été obligé de décommander son carnaval et d'arrêter ses ridicules mascarades.
Des jeunes, des potaches ont été emprisonnés pour avoir manifesté contre l'intention de la Direction de l'Instruction publique d'installer des lits pour les moines congressistes dans la mosquée du Collège Sadiki. Ces messieurs n'ont pas pipé.
Des journalistes arabes ont été convoqués à la Sûreté, menacés de la suspension de leurs journaux et tenus responsables de tout mouvement de population contre le carnaval eucharistique. Ces messieurs n'ont pas pipé.
Il a fallu le livre de Haddad pour les tirer de leur léthargie. Aujourd'hui, ils se dressent comme un seul homme pour défendre l'Islam menacé dans ses bases et regrettent de ne pouvoir décerner contre le pauvre Haddad une bulle d'excommunication majeure et mettre à l'index sa brochure ou plutôt faire de tous les exemplaires un autodafé qui servirait à lui rôtir les pieds pour lui donner un avant-goût des supplices de l'Enfer et lui enlever à jamais l'envie de jeter le doute dans l'âme des fidèles.
Pour les besoins de la cause, on a fait revenir sur la scène Sidi Sadok Ennifar, ancien destourien, puis cadi révoqué. Aujourd'hui, selon un bruit persistant qui circule en ville, il serait sérieusement question de sa réintégration comme cadi. Et, pour préparer l'opinion publique, il entre en scène avec fracas, prêche à la Grande Mosquée contre le livre de Haddad aux lieu et place de Sidi Hamda Chérif ; le nouvel apôtre, plein de foi et de dignité offensées, prononce le plus violent et le plus fougueux des réquisitoires contre l'auteur de "La Femme musulmane devant la religion et la société" qui, toujours modeste et effacé, proteste contre cet honneur.

Mais l'ex-destourien et ex-cadi s'était grossièrement trompé. Il voulait soulever l'auditoire d'admiration. On se serait apitoyé sur le sort d'un homme aussi pieux, révoqué par une mesure injuste. Et son retour au Divan aurait été inaperçu, sinon accueilli avec joie. Le mektoub et le gros bon sens du populo en ont décidé autrement.
Le livre de Haddad a donc failli faire réintégrer dans ses fonctions Sidi Sadok Ennifer. Le coup a raté. Mais rien n'indique que la Nadhara renoncera à sa demande d'interdiction.
Il faut croire, au contraire, que dépité de son échec, en ce qui concerne la réintégration et la réhabilitation d'une brillante unité, elle insistera davantage pour obtenir satisfaction.
Contre cette mentalité inquisitoriale, dont fait preuve la Nadhara, nous ne saurions trop élever nos protestations, au nom de la liberté de pensée que nous avons inscrite en tête de notre programme.
Nous n'ignorons pas que cette attitude ne manquera pas de faire déchaîner sur notre journal une tempête de calomnies.
Mais tant pis. Nous aurons fait courageusement notre devoir de Tunisien, non pas en partisan de M. Tahar Haddad, mais simplement en ami de la Vérité et de la Liberté.


ABDELAZIZ LAROUI. Le Croissant ; n° 10-11 du 24 octobre 1930.

Citations ; Sigmund Freud (1)

L'homme a un instinct sadique, et la femme un instinct masochiste, lesquels sont inconscients, donc incontrôlables.

Etre normal, c'est aimer et travailler.

L'opposé du jeu n'est pas le sérieux mais la réalité.

L'accumulation met fin à l'impression de hasard.

Quand on m'attaque, je peux me défendre, mais devant les louanges, je suis sans défense.

Les femmes, c'est le continent noir.

Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités.

Une fête est un excès permis, voire ordonné.

Les femmes, peu aptes à la sublimation, souffrent d'un trop-plein de libido.

mardi, juin 12, 2007

We fuck the world.


Affaire classée.

Pourquoi l'amour est un plaisir ?

Quelle que soit l'étrangeté de certaines pratiques animales, ce sont encore les hommes qui ont la sexualité la plus bizarre...

Sans doute faut-il être biologiste pour se demander « pourquoi l'amour est un plaisir ». La plupart de ses pratiquants se contentent de l'éprouver le plus souvent possible, sans trop se poser de questions - du moins sur le moment. Car, bien sûr, par « amour » il faut entendre celui qu'on « fait » : « sex » en anglais (« Why is sex fun ? ») et non l'amour-passion, dont les joies peuvent, à l'occasion, se muer en douloureux tourments - surtout s'il n'est pas partagé.

Donc Jared Diamond, étant biologiste, s'interroge, admiratif qu'il est de la diversité des moeurs sexuelles qu'il observe dans le règne animal.

Il est, en effet, des espèces où l'amour est peut-être un plaisir, mais bref. Du moins pour le mâle qui, chez certaines araignées comme chez les mantes (évidemment religieuses), est systématiquement dévoré par la femelle durant l'accouplement. Et Diamond de préciser, avec gourmandise, que « ce cannibalisme a clairement le consentement du mâle, car il aborde la femelle, ne tente pas de fuir et va même parfois jusqu'à incliner sa tête et son thorax vers la bouche de sa partenaire pour permettre à celle-ci de le grignoter par petits bouts, tout en épargnant l'abdomen qui achève de lui injecter son sperme ».

Apparemment plus soucieuses d'un plaisir durablement partagé, les souris marsupiales, en revanche, préfèrent prolonger leur accouplement, sans faiblir, durant une douzaine d'heures, tandis que les chimpanzés pygmées, dits bonobos, optent pour le coïtus repetitus : jusqu'à sept ou huit fois par jour. Soit deux formes de libertinage que semblent rejeter - l'on n'ose dire vertueusement, par crainte d'anthropomorphisme moralisateur - leurs plus grands cousins simiens : les gibbons, par exemple, qui forment des couples monogames, mais restent des années sans faire l'amour, ce qui ne témoigne guère en faveur des joies du mariage. Il est vrai que les gorilles qui, eux, sont polygynes - c'est-à-dire se constituent un harem - ne s'unissent à l'une ou l'autre de leurs femelles qu'en de rares occasions par an : ce qui ferait de leur harem, aux yeux du moindre prince oriental normalement constitué, un luxe fort inutile.

Un petit harem de deux mâles.

Et pourtant, de l'éléphant de mer au gobe-mouches noir, quelle que soit l'étrangeté de certaines pratiques, c'est encore nous, assure Jared Diamond, qui sommes les plus « bizarres ». Car notre espèce est la seule - et notamment parmi les mammifères - à conjuguer une série de caractéristiques où l'on peut voir la « norme » de la sexualité humaine : ce qui n'exclut pas, bien entendu, diverses violations de cette norme - laquelle se trouve d'ailleurs confirmée par ces violations mêmes. Ces traits singuliers, qui font la « bizarrerie » de notre sexualité, Jared Diamond les résume, pour l'essentiel, en six points :

- La plupart des hommes et des femmes, dans la plupart des sociétés humaines, vivent un jour ou l'autre dans une relation à deux durable (mariage) que les autres membres de la société reconnaissent comme un contrat impliquant des obligations mutuelles. Chaque partenaire du couple a des rapports sexuels répétés, surtout ou exclusivement avec l'autre.

- En plus d'être une union sexuelle, le mariage est un partenariat qui vise à élever en commun les enfants qui en résultent. D'ordinaire, les mâles humains participent aux soins parentaux au même titre que les femelles.

- Quoique formant un couple (ou parfois un harem), un mari et une femme (ou des femmes) ne vivent pas (comme les gibbons) en couples solitaires, sur un territoire exclusif qu'ils défendent contre d'autres couples. Ils vivent en société, parmi d'autres couples avec qui ils coopèrent économiquement en partageant le territoire commun.

- Les partenaires d'un mariage font d'habitude l'amour dans l'intimité au lieu d'admettre, avec indifférence, la présence d'autres êtres humains.

- L'ovulation, dans l'espèce humaine, est dissimulée plutôt qu'affichée. C'est-à-dire que la brève période de fertilité des femmes, au moment de l'ovulation, est difficile à détecter pour leurs partenaires sexuels potentiels, aussi bien que pour la plupart des femmes elles-mêmes. La réceptivité sexuelle d'une femme s'étend bien au-delà de sa période fertile, pour englober jusqu'à la totalité de son cycle menstruel. Ainsi, la plupart des accouplements humains se produisent à des moments impropres à la conception. Ce qui signifie que la sexualité humaine vise davantage au plaisir qu'à l'insémination.

- Toutes les femmes qui dépassent quarante ou cinquante ans subissent la ménopause : une interruption complète de la fertilité. Ce n'est pas le cas des hommes : bien qu'ils puissent connaître à tout âge des problèmes de fertilité, il n'y a pas d'âge pour de tels problèmes, ni de totale et générale interruption.

Certes, convient Jared Diamond, chacun de ces traits, pris isolément, n'est pas spécifique de l'humanité. Comme nous, par exemple, on l'a dit, les gibbons vivent en couples. Comme la plupart des hommes, le zèbre mâle prend soin de sa progéniture. De même chez les tamarins, où la femelle, prudente, se compose d'ailleurs un petit harem de deux mâles. La sexualité publique de la presque totalité des animaux connaît elle-même des exceptions : notamment chez les chimpanzés où un mâle et une femelle partent s'isoler durant quelques jours. Enfin les dauphins, comme les bonobos, se livrent, hors de tout souci de procréation, à une sexualité ludique qui n'a rien à envier, semble-t-il, à celle des humains.

Des attributs modestes.

Pourtant, insiste le biologiste, l'espèce humaine est la seule qui présente à la fois toutes ces conduites. Or nous ne sommes pas un mélange de dauphin, de zèbre et de gibbon. À quoi nous ajoutons d'ailleurs deux curiosités anatomiques qui semblent intriguer Jared Diamond : les hommes n'allaitent pas leurs petits, alors qu'avec un peu de bonne volonté (physiologique), ils seraient capables de le faire ; et leur pénis est d'une longueur disproportionnée à leur corps, par comparaison avec leurs cousins simiens. Ce qui, soit dit en passant, eût dû achever d'instruire Scott Fitzgerald à qui Hemingway, lui faisant visiter le Louvre, devait souligner la discrétion des attributs virils des statues grecques pour le rassurer sur la modestie des siens.

Pourquoi donc, revenons-y, sommes-nous si bizarres ? Pourquoi le sommes-nous devenus, relativement, aussi vite, puisque nous n'avons commencé à diverger qu'assez tard - à l'échelle de l'évolution des espèces - du tronc commun des anthropoïdes : quatorze millions d'années des ancêtres des orangs-outangs, neuf millions de ceux des gorilles et sept millions seulement de ceux des chimpanzés et des bonobos. Et notre « anomalie » est d'autant plus spectaculaire que notre patrimoine génétique ne diffère que de 1,6 % de celui de ces derniers, de 2,3 % de celui des gorilles.

Des étreintes sans angoisse.

La réponse, Jared Diamond la cherche dans le mécanisme de l'évolution dont il voit le moteur dans une « stratégie » de l'espèce qui vise à optimiser à tout prix la transmission des gènes : donc à en multiplier les occasions et, si elles sont rares, à les utiliser au maximum. Ainsi s'explique, notamment, la chance qu'ont les mâles humains de n'être pas - comme ceux des mantes - dévorés pendant l'amour par leurs femelles. Car le cannibalisme, chez ces dernières, n'est rien d'autre, pour le biologiste, que le moyen le plus efficace de perpétuer l'espèce dans les conditions où celle-ci se trouve.

Dans le cas des mantes, à population raréfiée, le mâle a peu d'occasions dans sa vie de rencontrer une femelle. Quand cela lui arrive, il s'efforce donc d'en tirer, génétiquement, le meilleur profit en produisant autant de descendants que possible. Or, plus la femelle a de réserves alimentaires, plus elle a de calories qu'elle pourra convertir en oeufs. Dès lors, en se laissant dévorer, le mâle s'assure qu'elle engendrera un plus grand nombre d'enfants. Bref, il se suicide pour mieux propager ses gènes. Il s'immole pour le salut et la grandeur de sa lignée.

Dans l'espèce humaine, heureusement, cet héroïsme digne de l'antique n'a pas lieu d'être. « La plupart des hommes ont, dans leur vie, plus d'une occasion de s'accoupler ; même les femmes bien nourries ne donnent généralement naissance qu'à un seul enfant, ou tout au plus à des jumeaux ; en outre, une femme ne pourrait consommer en une fois une portion suffisante du corps de l'homme pour améliorer de façon significative les facteurs nutritionnels de sa grossesse. » Ainsi le mâle humain, à la différence de ses malheureux confrères de l'espèce araignée, peut-il s'abandonner sans angoisse aux étreintes qu'inspire une passion dite parfois dévorante, mais à titre résolument métaphorique.

De cet exemple, entre bien d'autres, Jared Diamond tire une observation générale : au cours des sept derniers millions d'années, notre anatomie sexuelle a quelque peu divergé, notre physiologie sexuelle un peu plus et notre comportement sexuel plus encore de ceux de nos plus proches cousins, les chimpanzés. Ces divergences correspondent à d'autres divergences touchant l'environnement et le mode de vie de chaque espèce, tout en restant, nécessairement, limitées par des contraintes héréditaires. Mais où est l'effet, où est la cause ? À ce point, notre biologiste rappelle que les paléontologues attribuent d'ordinaire les traits caractéristiques des sociétés humaines (culture, langage et écriture, relations familiales, maîtrise du feu et des outils) au développement de notre cerveau, lui-même facilité par l'adoption de la station verticale. Or, soutient-il audacieusement, notre bizarre sexualité ne fut pas moins essentielle à cette remarquable évolution : celle qui nous a rendus capables « d'acheter ou de cultiver l'essentiel de notre nourriture, d'occuper tous les continents et les océans, d'enfermer dans des cages des membres de notre espèce ou d'autres espèces, d'exterminer toujours davantage la plupart des autres espèces animales et végétales, alors que les grands singes, sans rien dire, continuent de cueillir des fruits sauvages dans la jungle, occupent de petits domaines dans les tropiques de l'Ancien Monde, ne mettent pas d'animaux en cage et ne menacent l'existence d'aucune autre espèce ». Car, poursuit-il, on ne voit pas bien comment notre maîtrise du feu, par exemple, aurait pu favoriser, notamment, le phénomène de la ménopause. D'où l'hypothèse inverse : « L'amour ludique et la ménopause furent aussi importants pour notre conquête du feu, notre acquisition du langage, de l'art et de l'écriture, que notre station verticale et le développement de notre cerveau. »

Qui s'occupera du bébé ?

Soit la tendance majoritaire des êtres humains à constituer des couples plus ou moins stables dans lesquels l'homme participe (plus ou moins) à l'entretien et à l'élevage de sa progéniture. Si les girafes s'intéressaient à nos moeurs, cela leur semblerait très étrange - la seule préoccupation du mâle, après avoir inséminé une femelle, étant de courir en chercher d'autres pour les féconder. Comportement d'ailleurs fort répandu dans la plupart des espèces, avec quelques notables exceptions : chez les oiseaux phalaropes, en particulier, comme chez les crapauds accoucheurs, c'est le mâle qui couve les oeufs pendant que la mère, volage, va à la chasse d'autres mâles.

En fait, estime Jared Diamond, c'est « l'intérêt évolutif » qui commande et conduit à un « choix » en deux temps - ce terme de « choix » ne devant évidemment pas être compris comme une décision consciente de l'individu, mais comme une détermination instinctive programmée, pour le bien de l'espèce, dans l'anatomie et la physiologie.

Donc, premier temps : faut-il s'occuper de l'oeuf (ou de l'enfant) ? Si cet oeuf (ou cet enfant), abandonné à lui-même, avait une bonne chance de survivre et d'arriver sans trop de mal à l'âge adulte, et si ses parents, pendant ce temps, pouvaient se divertir à en produire d'autres en s'accouplant à nouveau entre eux ou avec d'autres partenaires, l'intérêt de l'espèce les inciterait à laisser l'oeuf se débrouiller tout seul. Si, en revanche, l'oeuf pondu ou le bébé qui vient de naître a impérativement besoin d'assistance, un second choix s'impose.

Deuxième temps : qui va s'en occuper ? Le père ? La mère ? Ou tous les deux, dans des proportions éventuellement différentes ? Ce cas est celui des humains, comme celui de tous les mammifères et même des oiseaux - sauf, on ne sait trop pourquoi, les dindons. Dans toutes ces espèces, un oeuf est incapable de survivre par ses propres moyens. En ce qui nous concerne : « L'autonomie du petit de l'homme est particulièrement tardive, ce qui rend indispensable une prise en charge parentale. La seule question est de savoir lequel des deux parents s'en chargera, à moins qu'ils ne l'assument tous les deux. »

Ici, expose Diamond, trois facteurs, pour l'essentiel, entrent en jeu. Premier facteur : ce qu'il appelle « l'investissement initial » de chacun des deux parents. Plus cet investissement est important, moins l'intéressé sera porté à se désintéresser du résultat, c'est-à-dire à négliger sa progéniture. Deuxième facteur : l'importance des occasions perdues par le parent qui décide de se consacrer à ses enfants. S'il n'a rien de mieux à faire, le coresponsable de la naissance se transformera en parent attentionné. Si, en revanche, l'un des géniteurs est vite disponible pour d'autres accouplements productifs, il peut cyniquement « choisir » d'aller multiplier ailleurs ses descendants en laissant son (ou sa) partenaire, voire ses partenaires successifs, se charger des tâches ingrates et méritantes de l'élevage. Troisième facteur : le degré de certitude que peut avoir l'un des parents - le mâle, en l'occurrence, pour les espèces à fécondation interne - d'avoir engendré le petit. S'il nourrit quelque doute, il peut hésiter à trop se dévouer pour élever l'enfant d'un autre... Excellent prétexte pour aller copuler ailleurs - non sans continuer de cultiver la même douloureuse incertitude.

On aura déjà deviné le rôle que jouent ces trois facteurs dans le développement de la sexualité humaine. Le premier - l'investissement initial - est évidemment bien plus important pour la mère que pour le père. « Après la fécondation, la mère est astreinte à neuf mois de dépenses en temps et en énergie, suivis d'une période d'allaitement qui durait environ quatre ans dans les sociétés fondées sur la chasse et la cueillette : mode de vie qui caractérisait toutes les sociétés humaines jusqu'à l'invention de l'agriculture, il y a dix mille ans. » Le deuxième facteur - la perte d'autres occasions de se reproduire - joue également au détriment de la femme.

Jeune Afrique 8 juin 1999 par MARCEL PÉJU.

QUIZ : LA LIGNE VERTE.

Le terme "Ligne Verte" renvoie à plusieurs significations.
La plus connue (au moins pour moi), désigne la ligne de démarcation séparant Israël de la Cisjordanie occupée.
Ma question est la suivante : Pourquoi cette ligne de démarcation est appelée ainsi ?

Citations (Adolf Hitler).


Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez lui dire les choses les plus stupides et les plus crues.

Toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu'il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l'idée.

Le succès est le seul juge ici-bas de ce qui est bon et mauvais.

La seule réalisation impérissable du travail et de l’énergie humaine, c’est l’art.

J’ai fanatisé la masse pour en faire l’instrument de ma politique. J’éveille en elle des sentiments qui lui conviennent, elle suit immédiatement les mots d’ordre que je lui donne.

A toutes époques révolutionnaires, les événements ont été produits non par les mots écrits, mais par les mots parlés.

De quoi vivrait l'Eglise, si ce n'est du péché de ses fidèles?

Une alliance dont les buts n'englobent pas aussi la perspective d'une guerre est dénuée de sens et de valeur.

lundi, juin 11, 2007

Adolf Hitler (1889-1945).


Hitler, la simple évocation de ce nom fait trembler. Et pour cause : il a engendré le nazisme : un régime totalitaire raciste qui a dominé l'Allemagne entre 1933 et 1945, et dont la barbarie constitue, au xxe siècle, une rupture radicale dans l'Histoire.
Mais comment un homme médiocre, peintre raté, a-t-il pu s'élever à la tête d'un des plus grands États d'Europe et déclencher la Seconde Guerre mondiale ?
Né en Autriche d'un père douanier, Adolf Hitler, après avoir été refusé deux fois à l'Académie des beaux-arts, mène une vie de bohème dans la capitale viennoise. Pour échapper à cette existence errante, il s'engage dans l'armée et s'illustre pendant la Première Guerre Mondiale. Profondément marqué par la défaite, humilié par l'armistice de 1918, Hitler trouve dans le NSDAP (parti national-socialiste des travailleurs allemands) l'expression organisée de son nationalisme revanchard. À la tête de ce mouvement d'extrême droite, il tente, en 1923, de prendre le pouvoir à Munich lors du « putsch de la brasserie ». Emprisonné, il écrit Mein Kampf (1924) où il expose ses théories racistes.
La crise économique provoque un désarroi dans la société allemande des années 30. C'est alors que surgit Hitler, captant l'attention par ses talents d'orateur alliés à un réel charisme. Le NSDAP, groupuscule nazi, devient un parti de masse. Le 30 janvier 1933, le vieux maréchal Hindenburg nomme Hitler chancelier du Reich. À peine au pouvoir, Hitler dissout le Reichstag et organise de nouvelles élections. L'incendie du Reichstag (1933) permet à Hitler de faire arrêter des milliers d'opposants. Afin de rassurer les milieux d'affaires, Hitler élimine l'aile gauche de son mouvement, incarné par les SA et leur chef Ernst Rôhm, lors de la Nuit des longs couteaux (1934).
Le 2 Aout 1934, date de la mort du maréchal Hindenburg, le Reichtag vote une loi fusionnant les fonction de président et celle de chancellier.
Le premier objectif d'Adolf Hitler est de récupérer les territoires germanophones. Il profite de la faiblesse des démocraties occidentales (accords de Munich, 1938) pour envahir la Rhénanie, l'Autriche (Anschluss), les Sudètes. La pénétration des troupes allemandes en Pologne déclenche la Seconde Guerre mondiale en septembre 1939.
Entouré de ses fidèles lieutenants Goebbels, Gôring et Himmler, le Führer élève au rang de doctrine d'État l'antisémitisme : les Juifs sont obligés de porter l'étoile jaune, interdits d'exercer un métier, contraints de se regrouper dans des ghettos. Un plan d'extermination industrielle et systématique des handicapés, des Juifs, des communistes, des Tziganes, des Francs-Maçons, des homosexuels est mis au point.
Avec l'entrée des États-Unis dans le conflit (1941) et le reflux des forces allemandes à Stalingrad (1943) Hitler sent son pouvoir vaciller. Devant l'avancée de l'Armée rouge, il se réfugie dans un bunker à Berlin et se suicide en compagnie de sa maîtresse Eva Braun le 30 avril 1945.

نزار قباني : إلى إمرأة لا تقرأ ولا تكتب

La Ligue des Etats Arabes.

Est elle utile ?

Votez.

Citations ; Mère Teresa (2).


La perte d'une certaine pudeur comme la perte de la pureté sont les causes profondes de la décadence du monde.

Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.

La vie est beauté. Admire-la.

La vie est une chance. Saisis-la.

La vie est un devoir. Accomplis-le.

La vie est bonheur. Mérite-la.

La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter.

La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous.

Si tu juges les gens tu n'as pas le temps de les aimer.


dimanche, juin 10, 2007

Le débarquement manqué de la Baie des Cochons.


Les relations entre les États-Unis et Cuba se dégradent rapidement après l'entrée des jeunes révolutionnaires castristes à La Havane, le 1er janvier 1959. Après avoir démantelé l'armée du dictateur Fulgencio Batista, Fidel Castro entreprend une série de réformes qui mettent en cause les puissants intérêts américains dans l'île et précipitent l'émigration de la bourgeoisie cubaine. Washington réagit à la réforme agraire en supprimant le quota d'importation de sucre cubain sur le marché américain. C'est un coup très dur pour l'économie cubaine, qui dépend de ce produit d'exportation. Fidel Castro se tourne vers Moscou, qui accepte d'importer le sucre cubain en échange de pétrole. Mais les compagnies américaines qui possèdent les raffineries refusent de recevoir le pétrole soviétique et Castro annonce la nationalisation des raffineries américaines. En quelques mois, plusieurs centaines de millions de dollars d'actifs américains sont expropriés. Les États-Unis répliquent en imposant un embargo, qui est toujours en vigueur aujourd'hui.
Convaincu que le leader cubain s'est converti en allié de l'Union soviétique et en vecteur de la « maladie infectieuse du communisme », le président Dwight Eisenhower approuve, le 17 mars 1960, un « programme d'action clandestine », préparé par la CIA. Ce programme, dont le budget passera en un an de 4 à près de 50 millions de dollars, prévoit la création d'un front uni de l'opposition en exil, un effort massif de propagande anticastriste par la mise en place de stations de radio en Amérique centrale et en Floride, des opérations de guérilla et de sabotage dans l'île, et l'entraînement d'une force paramilitaire. Pour la CIA, il s'agit de rééditer l'opération qui avait permis de renverser en 1954 le président du Guatemala, Jacobo Arbenz, jugé trop progressiste par les États-Unis.
Les stratèges de la CIA s'étaient convaincus que le choc d'une invasion provoquerait un soulèvement populaire et le renversement du régime. Dans la pire des hypothèses, ils prévoyaient que le corps expéditionnaire établirait une tête de pont où s'installerait un gouvernement provisoire qui ferait appel aux États-Unis pour « rétablir la démocratie » à Cuba.
A la suite de l'expulsion par La Havane de diplomates américains accusés d'espionnage, Eisenhower annonce la rupture des relations diplomatiques avec Cuba en janvier 1961, avant de léguer le dossier de l'opération Pluton à son jeune successeur démocrate John Kennedy qui l'a emporté de justesse sur le candidat républicain Richard Nixon en novembre 1960. Cuba a dominé la campagne électorale et Kennedy a fait monter les enchères en accusant l'administration républicaine de mollesse face à la « menace communiste ». À la fin novembre, le directeur de la CIA, Allen Dulles, informe le président élu de l'opération en préparation contre Cuba. Kennedy approuve la poursuite des préparatifs, insistant pour que l'implication des États-Unis n'apparaisse surtout pas.
Le 16 avril 1961, une brigade d'exilés cubains, financée par la CIA, tentait d'envahir Cuba et de renverser Fidel Castro. Les exilés de la Brigade 2506 sont transférés à Puerto Cabezas, sur la côte orientale du Nicaragua, d'où ils s'embarquent le 14 avril à bord de six navires à destination des côtes cubaines. Le lendemain à l'aube, six B-26 appartenant à la CIA et repeints aux couleurs cubaines décollent du Nicaragua avec pour mission d'anéantir l'aviation cubaine. Averti de l'imminence d'une tentative d'invasion, Fidel Castro a donné l'ordre de disperser la dizaine d'appareils de combat hérités de Batista et de stationner des avions hors d'usage sur les pistes des trois aéroports militaires. Grâce à ce stratagème, l'aviation révolutionnaire ne perd que deux appareils lors de l'attaque surprise lancée le 15 avril à l'aube contre les bases aériennes de La Havane, de Santiago et de San Antonio de los Banos. Face aux accusations du ministre cubain des Affaires étrangères Raul Roa, dénonçant aux Nations Unies le début de l'agression américaine, l'ambassadeur américain Adlai Stevenson reprend ingénument la version imaginée par la CIA pour camoufler l'opération : les bombardements sont le fait de pilotes déserteurs de l'aviation castriste. Mais ce mensonge est démasqué au bout de quelques heures par des journalistes américains, au grand dam de Stevenson, après qu'un des B-26, en difficulté, se fut posé sur un aéroport de Floride.
Il n'est pas encore 1 heure du matin, le 17 avril, lorsque la première barge débarque l'avant-garde des quelque 1 500 combattants de la Brigade 2506 sur la plage Giron, à l'entrée de la baie des Cochons. Ils sont immédiatement repérés par une patrouille de la milice cubaine qui parvient à donner l'alerte. Tandis qu'un autre bataillon débarque à Playa Large, au fond de la baie, Fidel Castro organise la riposte depuis son quartier général de La Havane. À 2 h 30, il ordonne au bataillon des miliciens de Cienfuegos, stationné dans la plantation sucrière Australia non loin de la baie des Cochons, de se diriger vers Playa Giron. Et surtout, il réveille ses pilotes
et leur donne l'ordre d'attaquer sans répit les bateaux du corps expéditionnaire.
La surprise est totale parmi les envahisseurs qui comptaient sur une totale maîtrise du ciel. Disposant au total de sept appareils en état de marche, dont deux T-33 à réaction et deux vieux Sea Furies de fabrication britannique, les neuf pilotes de l'aviation révolutionnaire coulent le Houston, à bord duquel se trouvaient deux bataillons, et le Rio Escondido, qui transportait les munitions et le carburant des blindés, et le matériel de communication de la force d'invasion. Les autres navires du corps expéditionnaire et les deux destroyers américains qui les accompagnaient s'éloignent des côtes cubaines. Fidel Castro, qui a transféré son quartier général sur la plantation Australia, concentre plusieurs bataillons équipés de tanks soviétiques et de pièces d'artillerie. Il ordonne aux miliciens engagés dans les premiers combats de tenir à tout prix pour éviter que les exilés ne parviennent à établir une tête de pont protégée par les marécages de la Cienaga de Zapata, qui jouxte la Baie des Cochons.
Disposant d'une supériorité numérique écrasante, les forces castristes déversent un déluge d'obus sur les assaillants et lancent l'offensive finale sur Playa Giron le 19 avril. À court de munitions, lâchés par leurs commanditaires américains, les survivants de la Brigade 2506 se rendent par centaines ou tentent de fuir à travers les marais. À l'issue de plusieurs jours de ratissage, près de 1200 exilés sont capturés. Les combats, qui ont duré soixantesix heures, ont fait 157 morts dans les rangs castristes et presque autant dans le corps expéditionnaire.
Kennedy, qui a reçu le 18 avril un message urgent du leader soviétique Nikita Khrouchtchev l'enjoignant de « mettre un terme à l'agression contre Cuba » et le mettant en garde contre les dangers d'escalade « qui pourraient conduire le monde à une catastrophe militaire », refuse l'engrenage qui aurait consisté à engager des forces américaines au secours des exilés et choisit d'assumer les conséquences de ce que l'historien Theodore Draper a appelé « un échec parfait ».

Cette défaite américaine consolide le pouvoir de Fidel Castro et le pousse à renforcer ses liens avec le bloc socialiste.
Les exilés capturés sont libérés en décembre 1962 à la suite du versement d'une indemnisation de 53 millions de dollars par les États-Unis sous la forme d'aliments et de médicaments. Obsédé par l'idée de se venger de Fidel Castro, Kennedy autorisera une série d'opérations clandestines pour se débarrasser du leader cubain, dont la plus célèbre, l'opération « Mangouste », sera placée sous la responsabilité directe de son frère Robert.
L'épilogue de l'affaire de la baie des Cochons interviendra en octobre 1962, durant la crise des missiles qui placera le monde au bord de la guerre nucléaire, lorsque Kennedy s'engagera à ne pas envahir Cuba en échange du retrait des fusées soviétiques de l'île.


Source : Les Etats Unis gendarme du monde. Ed Le Monde.