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samedi, janvier 26, 2008

Spermogramme.

Dans le cadre de l’exploration d’une stérilité, le médecin donne au mari un petit flacon et lui dit de revenir le lendemain pour l'analyse.

Le lendemain, l'homme lui remet le flacon; Vide et propre. Le médecin lui demande pourquoi.

- Eh ! Bien voilà, docteur. J'ai essaye avec la main droite, sans succès. Avec la main gauche, rien non plus. Alors, j'ai demandé à ma femme de m'aider. Elle a essayé avec la main droite puis la gauche. Toujours rien. Ensuite, elle a essayé avec la bouche, avec ses dents, sans ses dents. Toujours sans succès. Alors, on a demandé à la jeune voisine qui a essayé avec la main droite, la gauche, avec sa bouche….

Le médecin l'interrompt :
- Vous avez même demande l'aide de la voisine ?...
- Eh ! oui, docteur. Vous voyez, on a tout essayé et on n'a toujours pas pu ouvrir ce putain de flacon !

vendredi, janvier 25, 2008

Changement de groupe sanguin après une transplantation de foie.

Demi-Lee Brennan, une australienne de 15 ans qui a subi une greffe de foie depuis 6 ans a changé de groupe sanguin pour adopter celui du donneur.
Le cas a été rapporté par le Dr Michael Stormon qui a dit avoir découvert la mutation 9 mois après la transplantation.
De groupe sanguin O rhesus négatif avant l'intervention, la fille était passée dans le groupe O rhésus positif, comme le donneur de greffe, un jeune garçon décédé à l'âge de 12 ans.

Source.

vendredi, octobre 19, 2007

Un lauréat du Prix Nobel de Médecine accusé de racisme.

"Les Africains sont moins intelligents que les Occidentaux".
"Je suis fondamentalement pessimiste quant à l'avenir de l'Afrique. Toutes nos politiques d'aide sont fondées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre, alors que tous les tests prouvent le contraire".

L'auteur de ces propos n'est pas un militant d'un quelconque parti d'extreme droite. Il s'appelle James Watson.
Pionnier en génétique moléculaire, c'est grace à ses travaux que la structure de l'ADN n'est plus un mystère. Il a été à ce titre lauréat du Prix Nobel de Médecine en 1962.
Mr Watson a tenté aujourd'hui de minimiser la portée de ses déclarations. Il s'est dit «mortifié» par l’émotion créée par ses propos, et estime avoir été «mal compris».

Lire plus.
http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/books/article2630748.ece
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/uk/article2677098.ece?token=null&offset=0
http://www.agoraflux.com/article7957.html
http://www.liberation.fr/actualite/societe/285446.FR.php

jeudi, octobre 11, 2007

Fumer altère l'ADN des spermatozoïdes.

Fumer peut causer des altérations dans la séquence d'ADN des spermatozoïdes. Ces altérations sont transmissibles aux enfants.
C'est la conclusion d'une étude menée à l'université McMaster et publiée dans l'American Association for Cancer Research.
Un taux de mutation élevé de certaines séquences d'ADN a été observé chez les rongeurs exposés à la fumée de cigarettes pendant une période de 6 à 12 semaines. Ce taux de mutation est significativement supérieur à celui observé chez les souris qui n'ont pas été exposées.
Il existe par ailleurs une corrélation positive entre taux de mutation et durée d'exposition.

L'étude conclue que plus longtemps une personne fumera, plus grand sera le nombre de mutations cumulées et plus grands seront les risques que ces dommages génétiques soient transmis.

Source.

mardi, septembre 18, 2007

Les hommes moins regardants sur l'hygiène que les femmes.

C'est qui ressort d'une étude américaine publiée par CNN.
Détails.

samedi, septembre 08, 2007

Viagra, Silicone, Alzeimher.

En 2006, on a dépensé cinq fois plus d'argent sur la planète pour les implants mammaires et le viagra que pour la recherche sur la maladie d'Alzeihmer...
Dans 20 ans, nos compagnes auront de supers nichons, nous de superbes érections, mais nous ne saurons plus à quoi cela sert !

jeudi, août 30, 2007

Irak ; تعدّدت الأسباب و الموت واحد.

Une épidémie de choléra sévit en ce moment au Kurdistan Irakien. Six personnes sont mortes dans la province de Soulaimaniyah. Près de 2.000 personnes ayant présenté des symptômes de la maladie sont soignées dans les hôpitaux de la région.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que 35 cas avaient été confirmés par des laboratoires sur place. "Nous avons relevé deux foyers d'épidémie, l'un à Soulaimaniyah, l'autre à Kirkouk", a indiqué à l'AFP la responsable du choléra pour l'OMS en parlant de "grande épidémie".
Source.

lundi, août 27, 2007

Enterrés vivants.

Des personnes atteintes du SIDA ont été enterrées vivantes en Papouasie Nouvelle-Guinée par leurs proches qui n'ont pas les moyens de les soigner et redoutent d'être infectés, a affirmé lundi une responsable humanitaire.

Margaret Marabe, qui a passé cinq mois dans la région reculée des Hauts plateaux de ce pays pauvre du Pacifique Sud dans le cadre d'une campagne de prévention sur le SIDA, a raconté avoir vu cinq malades enterrés vivants.

L'un d'eux appelait au secours alors que des pelletées de terre l'ensevelissaient, a déclaré à des journalistes Mme Marabe, qui travaille pour une organisation bénévole, "Igat Hope" (J'ai de l'espoir).

"L'un des malades était un de mes cousins. J'ai demandé pourquoi ils faisaient cela. Ils m'ont répondu: +si nous les laissons vivre avec nous dans la même maison, nous allons attraper la maladie et on va peut-être mourir à notre tour+", a-t-elle relaté.

Des villageois lui ont également indiqué que cette pratique était répandue. Margaret Marabe a lancé un appel au gouvernement papou et aux organismes de prévention pour qu'ils veillent à ce que les programmes d'information sur le SIDA ne restent pas cantonnés aux villes mais atteignent aussi les régions rurales.

Dans certaines localités, des habitants ont accusé des femmes de sorcellerie avant de les torturer et de les tuer à cause de la mort, inexplicable à leurs yeux, de jeunes gens contaminés par le VIH, selon des témoins.

La Papouasie Nouvelle-Guinée, pays de 6 millions d'habitants, est confrontée à une propagation incontrôlée du virus.

Selon un récent rapport de l'Onu, le nombre de personnes infectées a augmenté d'environ 30% par an depuis 1997, pour atteindre environ 60.000 malades en 2005.


Source.

mercredi, mai 09, 2007

Trois mois sans tabac.

Ex fumeur avec un passif relativement lourd de pas moins de 20 ans de cigarettes, j'ai arrête net le 9 février dernier.
Pour dire vrai, je ne suis pas de ceux qui prétendent à une dépendance insurmontable vis à vis du tabac. D'ailleurs pendant le Ramadan, ce qui manquait n'était pas la cigarette mais la nourriture et l'eau. Ceci n'empêche, j'ai toujours éprouvé un plaisir immense avec le tabac.

Il y a trois ans de cela, j'ai perdu un ami très cher qui a été emporté par un cancer du poumon (3afana oua 3afakom Allah) causé justement par le tabac. Ceci n'a pas été suffisant pour me persuader d'arrêter.
Trois ans après, j'avais une toux incoercible, et franchement là j'ai eu peur. Les dès sont peut être jetés. Je consultais toutes les semaines mon ami qui m'a toujours rassuré qu'il n'en était rien.
Une idée qui m'a habité et qui m'a contraint à arrêter de fumer. Pour moi désormais chaque cigarette fumée constitue un crime commis envers mes deux enfants.

Mon message ; pour pouvoir arrêter de fumer il faut avoir haï les cigarettes.

jeudi, mai 03, 2007

Marie Curie ( 1867-1934).


Même si le couple Curie est indissociable, c'est Marie qu a reçu deux fois le Prix Nobel pour ses découvertes sur la radioactivité.
Née en Varsovie, Marie Sklodowska grandit dans un milieu cultivé. Son père, professeur de Physique l'initie très tôt aux formules mathématiques.
Inscrite à la Sorbonne, elle rencontre en 1894 un autre féru de Physique, Pierre Curie. Ils ne se quitteront plus. Ils passent plus de temps au laboratoire que chez eux.
Avec des moyens très modestes, le couple découvre le polonium (appelé ainsi en hommage à la Pologne, pays natal de Marie) et le radium en 1898.
Ils sont alors récompensés avec Henri Bequerel, découvreur de la radioactivité par le Prix Nobel de Physique en 1903. Marie devient la même année Docteur ès Sciences.
Après le décès de Pierre en 1906, Marie Curie continue seule l'œuvre entreprise en commun. Elle reprend la chaire de son mari et donne le premier cours au monde sur la radioactivité à la Sorbonne.
Se
s recherches, notamment sur les propriétés des sources radioactives sont couronnées d'un Deuxième Prix Nobel, cette fois en Chimie (1911). Une gloire internationale que la France ne ratifie pas, lui refusant l'entrée à l'Académie des Sciences ( par ce qu'il s'agit d'une femme, d'une étrangère, d'une juive ?).
Déterminée à développer toutes les applications de la radioactivité, elle fonde l'Institut du radium en 1914.
Durant la Première Guerre Mondiale, elle contribue à l'équipement de voitures par des appareils à rayons X pour effectuer au plus vite, sur le front des radiographies au blessés.
Après la fin de la guerre, l'Institut du radium continue ses recherches sur les applications de la radioactivité, notamment dans la lutte contre le cancer.
A cause de son exposition excessive aux éléments radioactifs, elle décède suite à une leucémie en 1934.
Reconnue et célébrée, Marie Curie repose avec son mari au Panthéon depuis 1995. Les "amants du radium" sont à nouveau reunis.

lundi, avril 30, 2007

Louis Pasteur.




"Louis PASTEUR n'a été ni médecin ni chirurgien, mais nul n'a fait pour la médecine et la chirurgie autant que lui. Parmi les hommes à qui la Science et l'Humanité doit beaucoup, Pasteur est resté souverain." Henri Mondor de l'Académie Française.


Louis Pasteur est né à Dôle dans le Jura le 27 décembre 1822, il est le cadet d'une famille de quatre enfants. Il a huit ans lorsque ses parents quittent Dôle pour s'installer définitivement à Arbois.
Les débuts scolaires au collège d'Arbois du jeune Louis sont sans histoire, il a tout d'abord démontré un don certain pour le dessin, mais ses talents artistiques passeront rapidement au second plan. En 1839, il entre au Collège Royal de Besançon et y passe le baccalauréat ès lettres en 1840, il est Maître d'études avant de passer son baccalauréat ès mathématiques à Dijon en 1842.
A Paris il suit des conférences à la Sorbonne et effectue au lycée Saint-Louis une année de préparation à l'entrée à l'Ecole Normale, qu'il intègre en 1843.
Licencié ès sciences en 1845, il est nommé professeur de physique au lycée de Tournon en Ardèche, mais reste attaché à l'Ecole Normale Supérieure comme agrégé préparateur.
En août1847, il obtint un doctorat ès sciences (physique et chimie) . Il est convaincu que pour progresser sur le chemin du savoir scientifique il faut associer différentes disciplines, c'est pourquoi il soutiendra deux thèses pour le doctorat, l'une de chimie, l'autre de physique
Il exerce comme professeur de physique au lycée de Dijon en 1848. En 1849 il est nommé professeur agrégé suppléant de chimie à la faculté des sciences de Strasbourg.
En 1851 et 1852 Pasteur publie deux mémoires sur les acides aspartique et malique.
Il devient titulaire de la chaire de chimie de la faculté de Strasbourg en 1852 et découvre qu'un rayon de lumière polarisée est dévié ou non, selon la nature de la solution qu'il traverse. La stéréochimie des cristaux est née.
En 1853, Pasteur est fait Chevalier de l'Ordre Impérial de la Légion d'Honneur. Il reçoit le prix de la Société de Pharmacie de Paris.
En 1854, après plusieurs années de recherche et d'enseignement à Dijon et à Strasbourg, Pasteur est nommé professeur et doyen de la faculté des sciences de Lille. En 1855 il débute ses études sur la fermentation et la vie anaérobie.
En 1857, il est rappelé à Paris, où il est nommé administrateur et directeur des études scientifiques de l'école Normale Supérieure de Paris.
Cette même année il publie un "Mémoire sur la fermentation appelée lactique", qui établit l'origine microbienne de la fermentation et peut être considéré comme l'acte de naissance de la microbiologie.
En 1860, suite à une précédente communication relative aux générations dites spontanées il déclare devant l'Académie des Sciences dont il n'est pas encore membre: "Ce qu'il y aurait de plus désirable, serait de conduire assez loin ces études pour préparer la voie à une recherche sérieuse de l'origine des diverses maladies".
Le 8 décembre 1862 il est élu à l'Académie des Sciences (section minéralogie) et en 1863 il est nommé Professeur de Physique et Chimie appliquées à l'école des Beaux-Arts.
En 1865 il fait une communication à l'Académie des sciences sur un procédé de conservation et d'amélioration des vins par chauffage. Pasteur en dépose le brevet sous le nom de "pasteurisation".
En 1867, à la suite de désordres à l'école Normale, Pasteur avait dû résilier ses fonctions d'administrateur. Mais il devient directeur du laboratoire de chimie physiologique qui est créé à l'école Normale, il avait également été nommé professeur de chimie organique à la Sorbonne, en remplacement de son ancien maître Balard.
Le 19 octobre 1868, alors qu'il revenait d'une séance de l'Académie des Sciences, il n'a que quarante-cinq ans, Pasteur est victime d'une hémiplégie gauche. Il conserve l'usage de la parole, et jusqu'au terme de son existence il gardera un avant-bras fléchi et contracturé, une démarche difficile et lente. L'Empereur Napoléon III l'envoya se reposer dans une villa qu'il possédait à Trieste, et le fait Commandeur de la Légion d'Honneur.
En 1870, Pasteur publie les Etudes sur la maladie des vers à soie. Mais cette année là éclate la guerre franco-allemande. Pasteur qui était extrêmement patriote eut un grand chagrin de ne pas pouvoir servir son pays. Il eut en revanche la consolation de voir son fils s'engager à 18 ans pour aller faire son devoir dans l'Armée de l'Est. Après l'inutile bombardement de Paris il adresse sa protestation au vainqueur en retournant au doyen de la Faculté de Médecine de Bonn, le diplôme de Docteur Honoraire qui lui avait été décerné quelques années auparavant. Il assurait les professeurs de tout son respect, mais ne voulait pas voir son nom accolé plus longtemps à celui d'un roi, qui, pour satisfaire un orgueil criminel, s'obstinait dans le massacre de deux grands peuples. En retour Pasteur reçut du doyen de Bonn une lettre de grossières injures.
Pasteur résilie ses fonctions de professeur en raison de son état de santé et pourra se consacrer exclusivement à ses travaux de recherche sur les maladies contagieuses des animaux et de l'homme à partir de 1877. En 1878, il énonce les conditions idéales de stérilisation.
Puis Louis Pasteur découvre le principe du vaccin au moyen de cultures atténuées du choléra des poules, s'attaque au problème de la maladie du charbon chez le mouton et de la rage chez l'être humain. En 1880 il est nommé membre de la Société de la Médecine vétérinaire.
En 1881 il est élu à l'Académie française où Renan le reçoit le 27 avril 1882, en remplacement de Littré, et le compare à Galilée, Pascal, Michel-Ange, Molière : "Cette base commune de toutes les œuvres belles et vraies, cette flamme divine, ce souffle indéfinissable qu'inspire la science et la littérature, nous l'avons trouvé en vous, Monsieur, c'est le GENIE". Il a 59 ans, mais il n'est pas encore arrivé au plus haut sommet de la gloire, il lui faut encore vaincre la rage réputée incurable. Il est promu Grand Officier de la Légion d'Honneur.
Le 10 août 1884 au "Congrès périodique international des siences médicales de Copenhague" il fait une communication de ses expériences sur les microbes pathogènes et les virus-vaccins; il expose le principe général des vaccinations contre les maladies virulentes (vaccination contre la rage de chiens avec des moelles de lapins desséchées puis inoculées), sa communication est accueillie par des acclamations enthousiastes.
Si le vaccin contre le charbon est mis au point dès 1881, il faudra attendre 1885 pour que le jeune Joseph Meister soit le premier humain a être vacciné avec succès contre la rage. Cette découverte vaut une reconnaissance mondiale au scientifique, et plus encore, la participation internationale à la création de l'Institut Pasteur.
Malheureusement il est victime d'une seconde attaque d'hémiplégie. Convalescent en mai 1887 il siège à l'Académie de Médecine. En juillet de la même année il est élu Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, pour les Sciences physiques.
En 1888, une vaste souscription publique internationale permet de financer la construction de l'Institut Pasteur à Paris qui sera tout à la fois "un dispensaire pour le traitement de la rage, un centre de recherche pour les maladies infectieuses et un centre d'enseignement pour les études qui relèvent de la microbie." c'est le condensé de toutes les idées que Pasteur a glanées au cours de sa vie.
L'Institut Pasteur est inauguré le 14 novembre 1888 par le Président Sadi Carnot, il ne tarde pas à se ramifier en un réseau réparti sur les cinq continents. Tous les Instituts perpétuent la dimension de l'action pasteurienne. Il fut dirigé par Pasteur lui-même, jusqu'à sa mort. Aujourd'hui, l'Institut Pasteur est réputé pour être l'un des principaux centres mondiaux d'étude des micro-organismes et des maladies infectieuses.
L'année 1888 marque aussi la fin des travaux de Pasteur tant il est affaibli par de nouvelles hémorragies cérébrales. Il vivra désormais dans l'Institut Pasteur où il aura la joie de voir ses élèves attirer auprès d'eux des chercheurs du monde entier.
Louis Pasteur décède quelques années plus tard, le 28 septembre 1895. Des funérailles nationales lui sont réservées le 5 octobre.
En 1896, à la demande de son épouse son corps fut placé dans la crypte de l'Institut qui porte son nom.

jeudi, avril 26, 2007

ALEXANDER FLEMING


Alexander Fleming est né en août 1881, à Darvel en Ecosse. Il poursuivit d’abord des études à la Polytechnic School.
A l’âge de vingt ans, Il reçut une partie de l’héritage de son oncle. Il décida de consacrer cet argent à faire des études de médecine. Ainsi, après avoir réussi les examens d’entrée de l’université de Londres, il s’inscrivit à la Saint Mary’s Hopital Medical School en octobre 1901. Il s’avéra être un étudiant remarquable, ce dont témoignent les bourses et les nombreux prix qu’il recevra durant ses études.
Encore étudiant, Fleming intégra le service d’inoculation dans le laboratoire d’Almroth Wright. Il les passa en 1908 et, classé premier, obtint la médaille d’or de l’université de Londres.

Dès le début de la Ière Guerre Mondiale, Fleming fut enrôlé et envoyé en France. Le conflit terminé, Fleming retourna à Saint Mary’s et reprit ses études. Il fut nommé au poste de professeur en 1928.

C’est à cette époque que le Dr Fleming fit sa plus grande découverte.

Alors qu’il étudiait les staphylocoques dorés, il remarquait qu’une des boîtes de Pétri dans laquelle il faisait une culture de bactéries avait été contaminée par une spore de moisissure. Il est vrai que les conditions climatiques contribuèrent également au bon déroulement de cette découverte. En effet, la boîte fut contaminée lors d’une période froide, ce qui permit aux moisissures de proliférer tandis que le développement des bactéries était bloqué. Ce n’est que peu après, lorsque le temps se réchauffa, que les bactéries purent se développer à leur tour. Fleming constata qu’une zone d’inhibition s’était formée autour de la moisissure. Il observa que cette dernière produisait un fluide bactéricide qui agissait en inhibant ou en supprimant les staphylocoques dorés. La moisissure étant du “ Penicillium notatum ”, il nommera ce fluide anti-bactérien “ Pénicilline ”.
Il ne parviendra pas à isoler le fluide et ce sera deux autres chercheurs de l’université d’Oxford, Howard Florey et Boris Chain, qui, bien des années plus tard, en 1941, y parviendront en cristallisant la pénicilline par refroidissement afin d’obtenir une forme stable.

C’est pour cette raison que Boris Chain et Howard Walter Florey reçurent conjointement avec Alexander Fleming le Prix Nobel de Physiologie et de Médecine en 1945.

Durant la seconde guerre mondiale, Fleming trouva des moyens de vérifier la force et le degré d’activité du produit dans le sang, et, en 1943, il aida enfin à soigner l’infection de patients grâce à la pénicilline. Il fit bien plus que d’observer simplement les progrès de sa découverte en collaborant à l’avancement du programme de recherches britanniques. La production de pénicilline, vite organisée en raison des nécessités en temps de guerre, permit de sauver des milliers de vies et de maintenir les approvisionnements de fournitures médicales tout au long du conflit.

Après la période de guerre le Dr Fleming fut convié à animer de nombreux débats ainsi qu’à présenter diverses conférences ayant trait à ses différentes expériences.

Fleming découvrit en outre le lysozyme, agent antibactérien présent dans les larmes et la salive.

Sir Alexander Fleming mourut le 11 mars 1955. Ses efforts pour l’avancement de la science et de la médecine afin d’apaiser la souffrance humaine trouvent peu d’égaux dans l’histoire.

mercredi, avril 25, 2007

IBN AL-NAFIS ﺇﺒﻥﺍﻠﻨﻔﻴﺲ



Ala-al-Din Abu al-Hasan Ali Ibn Abi al-Hazm al-Qarshi al- Damashqi al-Misri 1213-1288.

Né vers 1213 à Damas, Ibn al Nafis reçut son éducation médicale au Collège-Hôpital de Médecine Nouri qui avait été fondé par Nur al-Din Zangi.

Son professeur fut Muhaththab al-Din Abd al- Rahim. Il avait à sa disposition une immense bibliothèque qui comportait entre autres les ouvrages de Rhazès, Avicenne et Maïmonide.

Erudit, tout autant juriste, philosophe, linguiste et théologien, il se rendit au Caire vers l'âge de 25 ans. En tant que Médecin-Chef de l'hôpital Nasri, il transmis son savoir à de nombreux spécialistes à l'école de l'hôpital El Mansouri (Mansuriya).

Célibataire toute sa vie, il avait la réputation d'être très étourdi, souvent perdu dans des pensées profondes, avec par moments le besoin d'écrire des centaines de pages dans une solitude absolue. On sait encore qu'il était très pieux et qu'il devint très riche.

Son œuvre originale majeure est la description du système de la circulation sanguine qui a été "redécouvert" trois siècles plus tard. Il a été le premier à décrire correctement les poumons, les bronches et la circulation pulmonaire.

"Les poumons sont constitués de diverses parties, l'une d'entre elles sont les bronches, la seconde correspond aux branches de l'artère pulmonaire et la troisième aux branches des veines pulmonaires. Toutes sont reliées au moyen d'un parenchyme lâche et poreux".

"Les poumons exigent une artère pulmonaire car celle-ci leur apporte le sang qui a été aminci et réchauffé dans le cœur afin que ce qui suinte au travers des pores des branches de ce vaisseau vers les alvéoles pulmonaires puisse se mélanger avec l'air qui y s'y trouve et se combiner avec lui, la substance obtenue étant alors en mesure de devenir l'esprit après que ce mélange a gagné la cavité gauche du coeur. Le mélange est conduit vers la cavité gauche par les veines pulmonaires."
Ibn al-Nafis révélait la première description de la circulation pulmonaire, après celle avancée par Galien au IIème siècle et entachée de grossières erreurs (deux réseaux distincts: depuis le foie et le coeur, ce qui interdit toute notion de circulation). Ibn al-Nafis postulait que:
"Quand le sang a été raffiné dans cette cavité (le ventricule droit du coeur), il est indispensable qu'il passe dans la cavité gauche où naissent les esprits vitaux. Mais qu'il n'existait pas de passage direct entre ces dernières. L'épais septum du coeur n'était nullement perforé et ne comportait pas de pores visibles ainsi que le pensaient certains, ni de pores invisibles tel que l'imaginait Galien. Au contraire les pores du coeur y sont fermés. Ce sang de la cavité droite du coeur devait circuler, dans la veine artérieuse (notre artère pulmonaire), vers les poumons. Il se propageait ensuite dans la substance de cet organe où il se mêlait à l'air. Afin que sa partie la plus fine soit purifiée et passe dans l'artère veineuse (nos veines pulmonaires) pour arriver dans la cavité gauche du coeur et y formait l'esprit vital."
"Le reliquat moins raffiné de ce sang est employé à l'alimentation du poumon. C'est pourquoi il existe entre ces deux vaisseaux (les artères et les veines pulmonaires) des passages perceptibles."

Ibn al-Nafis réfute les thèses de ses prédécesseurs, notamment le dogme galénique sur la communication interventriculaire et la description de la circulation pulmonaire.
"Le coeur ne possède que deux ventricules et il n'y a absolument aucune ouverture entre ces derniers. De même, la dissection s'oppose à ce qu'ils prétendaient puisque le septum entre ces deux cavités est beaucoup plus épais que nul autre. L'intérêt de ce sang (qui se trouve dans la cavité droite) est de rejoindre les poumons, de se mélanger avec l'air qui s'y trouve, puis de cheminer au travers des veines pulmonaires pour gagner la cavité gauche du coeur."
Il a également compris le rôle des artères coronaires dans l'irrigation du muscle cardiaque.
En outre, il refuta le postulat d'Avicenne qui voudrait que le sang du côté droit serve à nourrir le cœur en prouvant que la nutrition de celui-ci provient du sang circulant dans les vaisseaux qui pénètrent le corps du coeur.

On lui doit un grand nombre d'œuvres écrites:

- "Al Muhadhab Fi Al Kouhl Al Mujarrab" un (Traité d'Ophtalmologie),
- "Sharah Tashrih al Qanun" (Commentaires sur l'Anatomie du Canon d'Ibn Sina) ou "Mujaz al-Qanun" (Abrégé sur la loi), est sans doute l'ouvrage le plus connu et le plus important, dans lequel il donne sa propre contribution à l'anatomie, la pathologie et à la pharmacologie.

- "Kitab al-Mukhtar fi al-Aghdhiya", un livre sur les effets du régime sur la santé,
- "Shareh Fusul Boukrat", Commentaires sur les Aphorismes d'Hippocrate,
- "Shareh epidemia Boukrat", Commentaires sur les Epidémies d'Hippocrate,

- "Al-Shamil fi al-Tibb" (Encyclopédie médicale), de 300 volumes, inachevés en raison de sa mort, dont le manuscrit est à Damas.

mardi, avril 24, 2007

Ibn al-Jazzar ابن الجزار


(ابو جعفر احمد ابن ابراهيم ابن ابى خالد ابن الجزار),Abu Jaafar Ahmed Ibn Ibrahim Ibn Abi Khalid al-Jazzar, connu sous le nom d'Algizar, né vers 878 à Kairouan.

Fils et neveu de médecins Ibn al-Jazzar eut une vie remplie par l'étude des livres et l'exercice de la Médecine.

Il apprit très tôt le Coran, la grammaire, la théologie, et les belles lettres en s'initiant à la médecine au contact de son père, de son oncle et aussi d'Isaac Ibn Soleiman Al IsraÏli

Bientôt il allait enseigner à "Dar Et Hikma" ou "Maison de la Sagesse" édifiée sur le modèle de celle de Bagdad, où l'on enseignait la médecine, la philosophie, les mathématiques et l'astronomie, et dont les assises avaient été fondées par Ishaq Ibn Omrane, l'illustre auteur du traité de la mélancolie.

D'un naturel sérieux, de tempérament plutôt calme et réservé, Ibn Et Jazzar était très modeste et n'accepta jamais les brillantes situations officielles qu'on lui offrait auprès des souverains. En cela, il suivait la droite ligne des doctes savants kairouanais et notamment cette du rigoureux et illustre Imam Souhnoun.

Ainsi, les consultations d'Ibn Et Jazzar étaient gratuites pour les pauvres et les médications délivrées gracieusement par son aide Rachik officiant dans le vestibule de la demeure du maître transformé pour la circonstance en pharmacie.

Et en cela, on pouvait déceler d'ores et déjà une préfiguration de la séparation des fonctions du médecin et du pharmacien.

Réputé pour la rigueur de son enseignement, l'étendue de son dévouement et la perspicacité de sa thérapeutique, Ibn Et Jazzar fut non seulement un médecin et un thérapeute émérite mais il s'intéressa aussi de très près à la littérature et à l'histoire, voire aux belles lettres et à la géographie.

Ibn AI Jazzar mourut octogénaire, léguant à sa famille un riche héritage (une somme de 24000 dinars dit-on) et à la ville de Kaïrouan sa bibliothèque personnelle qui contenait surtout ses ouvrages de médecine.

Sa mort d'après les dernières recherches notamment celles de Hosni Abdetwahab et de Brahim Ben Mrad se situe aux alentours de 980 après J.C. C'est ce qu'on peut lire dans un article écrit par feu le Professeur SleÏm Ammar, président fondateur de la Société Tunisienne d'Histoire de la Médecine et de la Pharmacie et vice-président honoraire de la Société Internationale d'Histoire de la Médecine, paru en Septembre 1997 dans "la Tunisie Médicale".

Une quarantaine d'ouvrages lui sont attribués parmi lesquels :

  • Le Viatique du voyageur, ou Provision du voyageur et nourriture du sédentaire, traduit en latin sous le nom de Viaticum peregrinorum par Constantin l'Africain
  • Le Livre des médicaments simples traduit en latin par Constantin l'Africain sous le nom de Liber de Gradibus Simpleium
  • Le Livre des propriétés
  • Le Livre de l'amnésie et des moyens de fortifier la mémoire
  • Le Livre de l'estomac, de ses maladies et leurs traitements traduit par Constantin l'Africain qui s'attribue sous le titre Liber de stomacho

lundi, avril 23, 2007

L'effet protecteur de la circoncision contre l'infection à VIH se confirme.

Genève, 23 fév (MAP)- Les essais entrepris au Kenya et en Ouganda pour déterminer si la circoncision avait un effet protecteur contre l'infection à VIH ont apporté la preuve convaincante d'une diminution de 50 à 60 pc de la transmission du VIH aux hommes.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le secrétariat de l'ONUSIDA se sont félicitées, dans un communiqué publié vendredi à Genève, des résultats de ces essais entrepris au Kenya, en Ouganda et en Afrique du Sud, qui ont tété rendus publics par la célèbre revue scientifique ""The Lancet"".
Ces essais, financés par les Instituts nationaux de la Santé des Etats-Unis d'Amérique (NIH), se sont achevés plus tôt que prévu, le 12 décembre dernier. Ils ont concerné plus de 10.000 personnes.
L'OMS et le secrétariat de l'ONUSIDA organisent une consultation internationale début mars prochain, à Genève, pour examiner les résultats des nouveaux essais et évaluer leurs conséquences pour la politique et les programmes des pays membres.
Un grand nombre de questions politiques, opérationnelles et éthiques seront abordées, à cette occasion, en vue d'orienter les décisions sur la meilleure manière de mettre en oeuvre et de promouvoir la circoncision dans de bonnes conditions de sécurité. Sur la base des recommandations des experts, une déclaration sera publiée.(MAP).

vendredi, avril 20, 2007

LA CIRCONCISION A TRAVERS LES AGES ET LES LIEUX.






La circoncision est une pratiq
ue connue depuis l’antiquité. Les traces les plus anciennes ont été découvertes en Egypte.
Hérodote disait déjà : «Des Egyptiens et des Ethiopiens, je ne saurai dire quel est le peuple qui a pris cette coutume à l’autre, car elle est, de toute évidence, des plus anciennes.(Hérodote, l’Enquête, II,104)»
L’opération chirurgicale en elle-même peut évoluer selon les époques (type d’instrument, asepsie , …) et les lieux, même si la fin est identique : l'ablation du prépuce.
Aujourd’hui, elle se fait de plus en plus souvent dans le cadre d’établissements sanitaires et les médecins ont remplacé les circonciseurs traditionnels (sauf pour la ciconcision Juive qui est toujours pratiquée par un Rabbin).
Sur le plan médical, des travaux récents convergent pour affirmer le caractère protecteur de la circoncision vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles, le Sida particulièrement. Ceci ne doit cependant aucunement constituer une police d’assurance pour les circoncis, la protection des rapports sexuels demeurant toujours nécessaire.
D’autre part, la circoncision diminue le risque de cancer du pénis ( qui est rarissime par ailleurs) vu que le prépuce, lieu de développement de ce cancer est emporté par celle–ci.

Chez les pharaons, elle se faisait à l'âge de 13 ou 14 ans.

Pour les juifs, la pratique rituelle remonte à Abraham qui, à quatre vingt dix neuf ans, se serait circoncis, et aurait fait circoncire son fils Ismaël âgé de treize ans, puis à son huitième jour Isaac ; la circoncision serait alors le symbole de l’alliance avec Dieu. De ce fait, elle est toujours pratiquée à l’intérieur de la famille, au huitième jour. Le nouveau né tenu par son père reçoit alors son nom.
Le caractère obligatoire de la cinconcision dans le Judaîsme ne souffre d’aucun doute( Gènese 17.11 / 17.12 / 17.13 / 17.14)
17.11
(Vous vous circoncirez; et ce sera un signe d'alliance entre moi et vous. )
17.12
( A l'âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis, selon vos générations, qu'il soit né dans la maison, ou qu'il soit acquis à prix d'argent de tout fils d'étranger, sans appartenir à ta race. )
17.13
( On devra circoncire celui qui est né dans la maison et celui qui est acquis à prix d'argent; et mon alliance sera dans votre chair une alliance perpétuelle. )
17.14
( Un mâle incirconcis, qui n'aura pas été circoncis dans sa chair, sera exterminé du milieu de son peuple: il aura violé mon alliance.)

Jésus, né en milieu Juif a été circoncis au huitième jour de sa vie.

Chez les premiers chrétiens (tous Juifs convertis et donc circoncis), la circoncision a été longtemps pratiquée avant de faire l'objet de débats (rapportés dans les Actes des Apôtres) et que ne lui soit préférée au final une célébration symbolique, le baptême, la purification de l’eau remplaçant ainsi la purification du sang.
Une exception cependant ; les Coptes d’Egypte la pratiquent toujours.
Dans l’Occident médiéval, plusieurs lieux revendiquaient la possession du prépuce du Christ.

En Islam, bien que le Coran n’en parle pas, la circoncision est toujours perçue comme obligatoire. Quelque Hadiths en auraient parlé. Dans l’un d’eux, le Prophète Mohamed (SAWS) l’aurait recommandé comme règle d’hygiène au même titre que le rasage des poils du pubis ou de l’aisselle ou la coupe des ongles.
Dans deux autre Hadiths, le Prophète Mohamed (SAWS) l’aurait recommandé d’une manire plus explicite. Ainsi, il aurait dit à quelqu'un qui venait de se convertir à l’Islam ’’retire les cheveux de la non croyance et circoncis toi’’.
Selon Abu Huraira, le Prophète Mohamed (SAWS) aurait dit :’’celui qui devient musulman, qu’ils se fasse circoncire’’
Aucun musulman ne peut envisager de nos jours de ne pas circoncire sa progéniture masculine.

En Afrique noire, elle est réalisée le même jour sur de nombreux adolescents dans un cadre festif.

Chez touts les peuples qui la pratiquent, elle signifie l’entrée du garçon dans la communauté et revête ainsi le caractère d’un rite initiatique.

La circoncision ‘’laïque’’ gagne elle du terrain dans plusieurs pays (Inde, Etats-Unis, Canada, Suisse…)

mercredi, avril 18, 2007

AVERROES إبن رشد



Abu al-Walid Mohamed Ibn Ahmed Ibn Mohamed al-Andalusi, connu en Occident sous le nom d’Averroès est né à Cordoue en Espagne en 1126 au sein d’une famille de notables.

Son père et son grand-père avaient été grands magistrats de la ville.
Cordoue est alors un lieu d'intense activité intellectuelle.
Averroès commence par l'étude du Coran, de la grammaire, de la poésie, de l'écriture et des rudiments de calcul. Il est initié par son père qui était lui-même juge à Cordoue, à la jurisprudence musulmane, selon laquelle le religieux et le juridique ne se dissocient pas. Après une bonne formation religieuse il étudia d'autres branches du savoir, la physique, l'astronomie, la médecine, les mathématiques. Il apprit la philosophie et le droit sous la direction d'Abu J'afar Haroon et d'Ibn Bajja, et la médecine sous celle d'Avenzoar.

Averroès était un homme profondément religieux ayant une bonne connaissance du Coran et des traditions enseignées par le Prophète auxquelles il fait souvent référence. Ainsi on trouve dans ses écrits cette phrase: "Quiconque étudie l'anatomie augmente sa foi dans l'omnipotence et l'unité de Dieu Tout Puissant".

D’autre part, intéressé par la philosophie et la logique, il essaya de réconcilier la philosophie et la religion dans ses travaux de réflexion.

Averroès fut avant tout praticien et théoricien de la médecine et du droit. Il aurait écrit 78 livres sur différents sujets. Mais ce n'est ni comme juriste ni comme médecin qu'il fut connu du monde latin mais comme "Commentateur" d'Aristote.

Les sources de la pensée d'Averroès sont de deux ordres :
- le philosophe Aristote dont il veut retrouver la philosophie dans sa pureté, en éliminant les interprétations passées faites par les musulmans ou les grecs.
- l'Islam et son livre saint le Coran.

En une vingtaine d'années, Averroès écrivit sur presque tous les traités du corpus aristotélicien qu'il considère comme un être inspiré. Il utilise pour cela plusieurs traductions, il trouve ainsi certaines erreurs de traduction ou d'interprétations, parfois des rajouts. Il cherchait à trouver un sens originel à sa vie à travers l'œuvre du philosophe grec. Sa conception philosophique sur l'origine des êtres est inscrite dans ses commentaires des traités d’Aristote.

Averroès fut condamné en son temps par les tenants d'une orthodoxie religieuse étroite de la religion musulmane qui lui reprochait de déformer les préceptes de la foi. Ses livres furent brûlés, à l'exception des ouvrages médicaux et astronomiques.

A ses yeux, rien dans la philosophie d'Aristote bien comprise ne contredit le Coran. La philosophie ne contredit pas la loi divine qui appelle à étudier rationnellement les choses: on doit "unir le rationnel (ma'qul ) et le traditionnel (manqul )". Averroes s'en explique dans Fasl al-maqal (Discours décisif); "le vrai ne peut contredire le vrai".

Selon lui, la loi divine a un sens extérieur (dhaher) et un sens intérieur (baten): les hommes capables de science doivent pénétrer jusqu'à celui-ci et le garder pour eux, les autres se contentant du premier, qui précisément leur est destiné. Si les préceptes pratiques s'imposent à tous indistinctement, les comportements doivent nécessairement différer en matière théorique. La seule attitude qui ne soit pas justifiée est celle des théologiens qui, communiquant aux gens du commun des interprétations mal fondées, jettent le trouble dans les esprits; faute de connaître les véritables méthodes rationnelles, ils s'en tiennent à des argumentations simplement probables, sur quoi rien de certain ne peut se fonder.

Sur ces bases - distinctions corrélatives des sens du Coran, des capacités intellectuelles et des modes de démonstration –, Averroes a composé un ouvrage intitulé Découverte des méthodes démonstratives concernant les dogmes religieux (1189). Il y traite de plusieurs points fondamentaux de la foi islamique (l'existence de Dieu, son unicité, ses attributs, ses actions...) en substituant aux formulations et aux arguments des écoles théologiques, qu'il critique en détail, un exposé qui, fondé sur le seul texte coranique, doit convenir à la fois aux simples et aux savants (aux aristotéliciens).

Dans l'ensemble de ce traité, Averroès apparaît au point de convergence de trois perspectives doctrinales : la théologie musulmane, qu'il connaît assez à fond pour la critiquer de l'intérieur; la révélation coranique et la philosophie d'Aristote, qu'il accepte intégralement l'une et l'autre comme deux expressions différentes du vrai.

Son ouvrage le plus important "Tuhafut al-Tuhafut" ("Inchoérence de l'Incohérence" ou "Destruction de la Destruction") est écrit en réponse au travail du penseur musulman et philosophe mystique Al-Ghazali, mort en 1111, qui avait écrit un livre destiné à ruiner les doctrines de divers philosophes : le "Tahafut al-falasifa" (La Destruction des philosophes ), qu'il réfute méthodiquement. Pour Al Ghazali, il n'y a pas de loi de la nature, mais des volontés de Dieu ; et la science doit s'effacer devant la toute puissance de la religion. Il écrit: "les connaissances consacrées par la Raison ne sont pas les seules, il y en d'autres auxquelles notre entendement est absolument incapable de parvenir".

Averroès précise dans "Tuhafut al-Tuhafut", la double incapacité de l'intelligence : l'une est relative, propre à une certaine classe d'esprits, et provient soit de la constitution individuelle, soit de l'absence d'instruction, l'autre est absolue, et tient à la nature même de l'intelligence.

Dans ces interprétations, il fait état de sa théorie d'une intelligence universelle immortelle à laquelle tous les hommes participent par leur espèce mais non en tant qu'individus, les âmes particulières étant elles périssables et dépendantes.

Il distingue en l'homme l'intellect passif et l'intellect actif. Celui-ci se situerait au-delà de l'individu : il lui serait supérieur, antérieur, extérieur car il serait immortel.

Bien entendu il en va autrement pour les hommes particuliers : la pensée de chacun est liée à ses propres images. C'est pourquoi, malgré l'unicité des intellects, les pensées de chaque homme sont différentes de celles des autres.

Dans ses commentaires qui étaient utilisés de préférence aux textes originaux d'Aristote, il estime que les vérités métaphysiques peuvent être exprimées de deux façons : par la philosophie (représentée par les vues d'Aristote et des néoplatoniciens de l'antiquité tardive) et par la religion (représentée sous la forme simplifiée et allégorique des livres révélés).

C'est de cette philosophie que partirent les grands courants de l'averroïsme latin suivi respectivement par De Brabant ( 1235- 1282) à Paris et par le médecin Pietro de Abano (1250-1315) de Padoue: ( " ... La médecine est appelée "philosophie seconde" : les deux disciplines sont en effet complémentaires, l'une soignant l'âme, l'autre le corps...la médecine et la philosophie sont sœurs".)

Cette doctrine sera plus tard combattue par Thomas d'Aquin, qui chercha à réconcilier la foi et la raison pour fonder la théologie comme science rationnelle.

Ce principe philosophique a engendré une grande polémique et a soulevés des débats passionnés. Il a été déclaré plus tard hérétique par les musulmans et les chrétiens (condamnation par l'évêque de Paris en 1270, puis par le pape Léon X en 1513).

Les commentaires ont exercé une influence considérable tant sur la scolastique chrétienne que sur la philosophie dans l'Europe médiévale et sur les philosophes juifs du Moyen Âge.

En tant que médecin, Averroès était porté sur la recherche, l'analyse et le traitement des maladies, bien qu'il ait eu un plus grand penchant pour la recherche et l'étude. Son œuvre médicale la plus connue est "Kitab Al-Kulliyate fil-Tibb" ("Livre de Médecine Universelle"). Ecrit avant 1162, cet ouvrage fut traduit en latin par Bonacosa en 1255. Il fut publié en 1482 à Venise et fût enseigné officiellement dans les Facultés et écoles de Médecine occidentales jusqu'au XVIIe et XVIIIe siècles. Ce n'est qu'en 1984 que le texte arabe a été imprimé à… New Delhi.

mardi, avril 17, 2007

Les vertus aphrodisiaques du chocolat.

Un chocolat fondu dans la bouche fait plus d'effet qu'un baiser langoureux, ont conclu lundi des scientifiques après avoir comparé l'activité cérébrale et cardiaque de couples se livrant aux deux exercices.
L'étude montre que même le plus passionné des baisers ne peut égaler la sensation laissée par le chocolat dans le palais. ""Ces résultats nous ont vraiment surpris et intrigués"", a déclaré le psychologue David Lewis, qui a mené cette recherche.
""Nous attendions que le chocolat, spécialement le chocolat noir, augmente le rythme cardiaque parce qu'il contient des substances fortement stimulantes, mais la durée de cette hausse et l'intensité de ses effets sur l'esprit est quelque chose qu'aucun d'entre nous n'avait prévu"", a-t-il expliqué.
Au moment où le chocolat commence à fondre dans la bouche, le cerveau est stimulé avec une intensité bien supérieure à celle induite par l'excitation du baiser, et ce pour une période jusqu'à quatre fois plus longue, selon les conclusions de l'étude.
Le chocolat accélére aussi le rythme cardiaque, la fréquence pouvant passer de 60 /min au repos à 140/min après consommation. Un baiser fait aussi battre le coeur, mais l'effet est bien plus court, constate aussi cette recherche.