samedi, mai 19, 2007

Om Kalthoum avec Nizar Kabbani

Om Kalthou et Nizar Kabbani sur CITIZEN MUSIC.

Che Guevara (1928-1967).


« Le socialisme ou la mort ! »

Le 9 octobre 1967, le Che est abattu d'une rafale de pistolet mitrailleur dans un village perdu de Bolivie. Une légende du siècle vient de mourir. « Christ révolutionnaire », il incarne encore aujourd'hui le héros romantique, l'idéaliste politique. Artisan de la révolution cubaine, il demeure jusqu'à la mort fidèle à ses convictions communistes.
Issu de la petite bourgeoisie argentine, Ernesto Guevara de la Serna est un adolescent turbulent et déjà anticonformiste. Atteint d'un asthme redoutable, il se forge une volonté de fer, poussant toujours plus loin les limites de sa constitution fragile. Très intelligent, curieux de tout, il dévore quantité de livres. À l'occasion de plusieurs voyages en Amérique latine, il découvre la misère des laissés-pour-compte qu'il sent vite le besoin de défendre.
Reçu à ses examens de médecine, le jeune et beau docteur Guevara, marxiste-léniniste, entre en 1955 dans la bande de guérilleros cubains emmenés par Fidel Castro. Il organise dans la Sierra Maestra une nouvelle méthode de guerre, le foco (étendre la révolution à partir d'un foyer de guérilla). Une stratégie qui aboutit à la chute du dictateur cubain Batista en janvier 1959, puis à l'édification du premier socialisme tropical. Castro le nomme successivement responsable de la réforme agraire, directeur de la banque centrale et ministre de l'Industrie. Partisan d'une nationalisation totale de l'économie et d'une planification centralisée, Guevara prône même la disparition de l'argent. Nouveau Saint-Just, il exécute lui-même d'une balle dans la tête les traîtres et préside des tribunaux révolutionnaires. Intègre, il refuse les privilèges pour lui comme pour ses proches. Le Che interdit par exemple à son épouse l'emploi d'une voiture de fonction.
Son intransigeance dérange non seulement les bureaucrates de La Havane, mais également la diplomatie de Castro. Refusant tout rapprochement avec Moscou, le Che gêne le Lider maximo dans ses rapports avec les Soviétiques.
Guevara décide alors d'abandonner son ministère pour rejoindre la guérilla de Kabyla au Congo (1965), puis une expédition de rebelles en Bolivie (1966). Mais cette dernière opération se révèle bien vite un piège : le PC bolivien ne le soutient pas ; les réseaux urbains sont démantelés par la CIA; les Soviétiques menacent Cuba de suspendre leur aide en cas d'intervention pour sauver le Che. Isolé, le guérillero argentin tombe aux mains des militaires boliviens qui l'exécutent. Martyr, il est un modèle pour les guérillas d'Amérique latine.
Aujourd'hui, plus de trente ans après sa mort, Guevara reste toujours une icône, un peu vidée de sa charge révolutionnaire et récupérée par le commerce. La photographie du Che avec son béret étoilé a fait le tour du monde, reproduite à des millions d'exemplaires sur les T-shirts et les posters.

vendredi, mai 18, 2007

Citations (Sigmund Freud 2).


Après trente ans passés à étudier la psychologie féminine, je n'ai toujours pas trouvé de réponse à la grande question : Que veulent-elles au juste ?

Ce qui caractérise toutes les perversions, c'est qu'elles méconnaissent le but essentiel de la sexualité, c'est-à-dire la procréation.

L'activité sexuelle s'est d'abord étayée sur une fonction servant à conserver la vie, dont elle s'est rendue indépendante.

Il existe infiniment plus d'hommes qui acceptent la civilisation en hypocrites que d'hommes vraiment et réellement civilisés.

La joie de satisfaire un instinct resté sauvage est incomparablement plus intense que celle d'assouvir un instinct dompté.

Au fond, personne ne croit à sa propre mort, et dans son inconscient, chacun est persuadé de son immortalité.

jeudi, mai 17, 2007

Winston Churchill (1874-1965).


« La démocratie est le pire des régimes
à l'exception de tous les autres. »

Massif, engoncé dans sa parka, un cigare au bec, Winston Churchill incarne la résistance du peuple britannique face à la machine de guerre nazie. En faisant de Londres une citadelle imprenable, il montre qu'une démocratie peut vaincre la pire des dictatures. Personnalité hors norme, ce gentleman entre dans l'Histoire comme l'un des grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.
Né dans une famille de la bourgeoisie londonienne, le petit Winston est élevé exclusivement par une nurse, loin de toute affection maternelle. Officier de hussards en Afghanistan et au Soudan, puis correspondant de guerre, il est fait prisonnier en Afrique du Sud et s'évade. Devenu un héros, il se lance dans la politique. D'abord député conservateur, il rejoint les libéraux en 1904. Favorable au projet d'autonomie de l'Irlande, il préconise une réconciliation des catholiques et des protestants.
Plusieurs fois ministre, il adopte une politique très répressive lors de son passage au ministère de l'Intérieur (1910-1911) : il fait tirer sur des dockers de Liverpool en grève, recommande la stérilisation des simples d'esprit. En 1919, ministre de la Guerre, viscéralement anticommuniste, Churchill veut empêcher que la révolution bolchevique ne s'étende au Royaume. Il aligne vingt-trois mille soldats face aux grévistes. Favorable à une démocratie restreinte,Churchill n'est pas favorable au vote des femmes ou des « pauvres gens incultes ». Il quitte les libéraux en 1922 pour réintégrer le giron conservateur. Ministre des Finances du cabinet Baldwin, il rétablit l'étalon-or (1925). Une mesure qui provoque déflation, chômage et de grandes grèves. Hanté par la menace révolutionnaire, il ne cède sur rien. Exclu du pouvoir après la défaite des conservateurs en 1929, il reste dix ans éloigné de la vie politique. Dès 1933, il s'inquiète de la montée du nazisme et préconise une politique de fermeté vis-à-vis d'Hitler.
Devenu Premier ministre et ministre de la Guerre, le 10 mai 1940, Winston Churchill incarne la volonté de l'Angleterre de détruire la tyrannie nazie. À partir du 7 septembre 1940, les Allemands bombardent toutes les grandes villes anglaises, causant des ravages dans la population. La bataille d'Angleterre commence. Face aux raids aériens allemands, Churchill galvanise le courage de ses concitoyens. Dès lors, l'ensemble du peuple anglais fait corps derrière son chef de guerre.
Churchill n'hésite pas à faire bombarder la flotte française à Mers el-Kébir le 3 juillet 1940 après la signature de l'armistice par le maréchal Pétain et accueille le général de Gaulle. Lucide sur ce que sera l'après-guerre, il joue un rôle essentiel lors des grandes conférences inter-alliées (Téhéran en 1943, Yalta en 1945) où il décide avec Staline du partage des Balkans en zones d'influence. En juillet 1945, le peuple britannique choisit le travailliste Attlee pour le remplacer. La victoire des conservateurs en octobre 1950 lui permet de redevenir Premier ministre. Diminué par une attaque cardiaque, il abandonne le pouvoir et prend définitivement sa retraite politique. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1953 pour ses Mémoires.

JACQUES BREL .

SUR CITIZEN MUSIC.

Différentes manières de signaler des WC.





INGRID BETANCOURT EN VIE.


La nouvelle a été rapportée ce matin par plusieurs médias français. Ingrid Betancourt, la franco-colombienne détenue en otage depuis plus de cinq serait toujours en vie selon un ex-captif qui a pu s'evader des camps du FARC. Il dit l'avoir vue une dernière fois le 28 avril 2007.

Citations (Sigmund Freud).

L'homme a un instinct sadique, et la femme un instinct masochiste, lesquels sont inconscients, donc incontrôlables.

Etre normal, c'est aimer et travailler.

L'opposé du jeu n'est pas le sérieux mais la réalité.

Les femmes, c'est le continent noir.

Faute de pouvoir voir clair, nous voulons, à tout le moins, voir clairement les obscurités.

Des pensées surgissent subitement dont on ne sait d'où elles viennent : on n'est pas capable non plus de les chasser.

Les femmes, peu aptes à la sublimation, souffrent d'un trop-plein de libido.

La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions.

mercredi, mai 16, 2007

Franklin Delano Roosevelt (1882-1945).


« Les États-Unis sont le grand arsenal de la démocratie. »


Instigateur de la politique du New Deal et responsable de l'intervention américaine dans la Seconde Guerre mondiale, Franklin Delano Roosevelt est le seul président des États-Unis à avoir été élu quatre fois. Énergique, volontaire et pragmatique, il est l'artisan de la puissance américaine.
Après des études de droit à l'université de Harvard, Roosevelt devient avocat puis sénateur démocrate de l'État de New York (1912). Il a tout juste trente ans et ressent déjà le besoin impérieux de conduire son pays vers les affaires du monde. En 1917, il est de ceux qui votent l'entrée des États-Unis dans la guerre et, en 1919, soutient devant le Congrès, mais sans succès, le projet de la SDN.
Brutalement interrompu dans sa carrière par une attaque de poliomyélite, Roosevelt se retrouve paralysé des deux jambes et doit se retirer de la vie politique. Au terme d'un combat acharné, Roosevelt, pouvant à peine marcher, trouve dans la maladie un nouveau salut. Affirmé et plus décidé que jamais, il est élu gouverneur de l'État de New York en 1928. Le parti démocrate a confiance en lui et propose sa candidature aux élections présidentielles de 1932. C'est une victoire haut la main pour ce jeune président qui succède à Hoover le 4 mars 1933.
Roosevelt installe une politique de nouvelle donne (New Deal) qui entend, par l'intervention de l'État, soutenir le tissu social et relancer l'économie. Il crée un programme d'aide sociale (Social Security Act, 1935), modernise le système bancaire (loi Glass Stegall, 1933) et soutient le monde agricole (création en 1933 de FAAA, Agence fédérale d'aide aux agriculteurs). Avec ses causeries au coin du feu, Roosevelt instaure un dialogue privilégié avec ses concitoyens ; il est facilement réélu en 1936 où il entame un second New Deal. Il ne parvient cependant pas à enrayer le chômage et doit faire face à de puissants mouvements de grèves.
Fidèle à son idée que les États-Unis ont une mission à remplir, Roosevelt engage progressivement son pays dans la Seconde Guerre mondiale. Il se heurte à l'indifférence de la population mais parvient à faire voter en 1941 la loi prêt-bail (aide matérielle aux Alliés). Après l'attaque de Pearl Harbor (7 décembre 1941), il engage les États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale et dirige l'effort de guerre américain (seize millions de soldats) à l'origine de la victoire Alliée. À la conférence de Yalta (1945), Roosevelt, diminué, ne peut que céder devant les ambitions de Staline en Europe.

STALINE ( 1879-1953).

"le Pape ! Combien de divisions"


Avant de mourir, Lénine recommande dans son testament d'écarter Staline de la direction du Parti, car il le juge trop « brutal ». Mais il est déjà trop tard, Staline s'empare du pouvoir et oriente le communisme vers un système totalitaire. Goulag, purges, collectivisation meurtrière caractérisent une des périodes les plus sombres de l'Histoire : le stalinisme.
Né en Géorgie, Joseph Vissarionovitch Djougachvili fait une carrière exemplaire d'apparatchik. Il entre en 1912 au Comité central du parti bolchevique où il prend le nom de Staline (« l'homme d'acier »). Commissaire du peuple aux Nationalités durant la révolution d'Octobre, il est nommé secrétaire général du parti communiste en avril 1922, s'assurant ainsi la direction de l'État. Après la mort de Lénine (1924), Staline élimine ses adversaires et assoit définitivement son autorité sur le Parti.
Au cours du XVe Congrès du Parti (décembre 1927), Staline fait exclure une centaine d'opposants de gauche, dont Trotski. Hostile à la « révolution permanente », Staline prône « la construction du socialisme dans un seul pays ». En abandonnant la NEP (Nouvelle politique économique) en 1928, il se débarrasse des derniers gêneurs, l'aile droite du Parti. Désormais maître absolu du pouvoir, Staline instaure un régime totalitaire. Avec l'assassinat, en 1934, de Kirov, secrétaire du parti de Leningrad, commence une gigantesque purge dans l'appareil du parti. On assiste alors à une formidable régression sociale et politique. La collectivisation forcée des terres entraîne une famine qui fait six millions de victimes en 1932-1933. Un vaste système de travail forcé (le goulag) se développe afin de « rééduquer tous les ennemis du peuple », soit environ deux millions de personnes à la fin des années 30. Staline déclenche la Grande Terreur (1937-1938) afin de liquider les compagnons de Lénine (Zinoviev, Kamenev, Boukharine, Smirnov) et tous ses opposants au cours des grands procès de Moscou, parodies de justice. Un million et demi de personnes sont alors arrêtées et six cent quatre-vingt mille exécutées.
Après avoir signé le pacte germano-soviétique (1939), trahi par Hitler, Staline se range aux côtés des Alliés. La victoire soviétique en 1945 renforce le culte de la personnalité et fait du Petit Père des peuples celui qui a sauvé l'Europe du nazisme. Face à un président américain, Roosevelt, malade, Staline obtient à la conférence de Yalta un partage de l'Europe. À partir de 1946, il impose des régimes communistes dans les pays de l'Europe orientale, et parvient à construire un bloc communiste face au camp occidental.
Obsédé par les complots, Staline accuse des médecins juifs du Kremlin de préparer son élimination (« complot des blouses blanches » en janvier 1953). Enfermé dans sa datcha, Staline meurt le 5 mars 1953, laissant derrière lui un pays exsangue dominé par une caste de bureaucrates privilégiés, la nomenklatura.