mardi, septembre 27, 2011
وليد المعّلم و النّموذج السّوري
mardi, février 03, 2009
Effacez le nom de mon grand-père à Yad Vashem.
Monsieur le Président de l'État d'Israël, je vous écris pour que vous interveniez auprès de qui de droit afin que l'on retire du Mémorial de Yad Vashem dédié à la mémoire des victimes juives du nazisme, le nom de mon grand-père, Moshe Brajtberg, gazé à Treblinka en 1943, ainsi que ceux des autres membres de ma famille morts en déportation dans différents camps nazis durant la seconde guerre mondiale. Je vous demande d'accéder à ma demande, monsieur le président, parce que ce qui s'est passé à Gaza, et plus généralement, le sort fait au peuple arabe de Palestine depuis soixante ans, disqualifie à mes yeux Israël comme centre de la mémoire du mal fait aux juifs, et donc à l'humanité tout entière.
Voyez-vous, depuis mon enfance, j'ai vécu dans l'entourage de survivants des camps de la mort. J'ai vu les numéros tatoués sur les bras, j'ai entendu le récit des tortures ; j'ai su les deuils impossibles et j'ai partagé leurs cauchemars.
Il fallait, m'a-t-on appris, que ces crimes plus jamais ne recommencent ; que plus jamais un homme, fort de son appartenance à une ethnie ou à une religion n'en méprise un autre, ne le bafoue dans ses droits les plus élémentaires qui sont une vie digne dans la sûreté, l'absence d'entraves, et la lumière, si lointaine soit-elle, d'un avenir de sérénité et de prospérité.
Or, monsieur le président, j'observe que malgré plusieurs dizaines de résolutions prises par la communauté internationale, malgré l'évidence criante de l'injustice faite au peuple palestinien depuis 1948, malgré les espoirs nés à Oslo et malgré la reconnaissance du droit des juifs israéliens à vivre dans la paix et la sécurité, maintes fois réaffirmés par l'Autorité palestinienne, les seules réponses apportées par les gouvernements successifs de votre pays ont été la violence, le sang versé, l'enfermement, les contrôles incessants, la colonisation, les spoliations.
Vous me direz, monsieur le président, qu'il est légitime, pour votre pays, de se défendre contre ceux qui lancent des roquettes sur Israël, ou contre les kamikazes qui emportent avec eux de nombreuses vies israéliennes innocentes. Ce à quoi je vous répondrai que mon sentiment d'humanité ne varie pas selon la citoyenneté des victimes.
Par contre, monsieur le président, vous dirigez les destinées d'un pays qui prétend, non seulement représenter les juifs dans leur ensemble, mais aussi la mémoire de ceux qui furent victimes du nazisme. C'est cela qui me concerne et m'est insupportable. En conservant au Mémorial de Yad Vashem, au coeur de l'État juif, le nom de mes proches, votre État retient prisonnière ma mémoire familiale derrière les barbelés du sionisme pour en faire l'otage d'une soi-disant autorité morale qui commet chaque jour l'abomination qu'est le déni de justice.
Alors, s'il vous plaît, retirez le nom de mon grand-père du sanctuaire dédié à la cruauté faite aux juifs afin qu'il ne justifie plus celle faite aux Palestiniens. Veuillez agréer, monsieur le président, l'assurance de ma respectueuse considération.
vendredi, janvier 16, 2009
Du haut d’un ciel sans nuage.
Les meilleurs de nos jeunes hommes attaquent Gaza. De braves garçons, issus de bonnes familles, qui font un sale boulot. La plupart d’entre eux, éloquents et plein d’assurance, respectent généralement les principes moraux. Pourtant, le samedi noir du 27 décembre dernier, ils se sont mis à bombarder la bande de Gaza.
Ils ont bombardé la cérémonie de remise de diplômes d’une promotion de jeunes policiers (qui avaient donc trouvé cette denrée rare à Gaza : un travail), les massacrant par dizaines. Ils ont bombardé une mosquée, tuant cinq sœurs de la famille Balousha dont la plus jeune avait 4 ans. Ils ont bombardé un commissariat, blessant au passage une femme médecin, qui se trouve depuis dans un état végétatif à l’hôpital Shifa, débordé par le nombre de morts et de blessés. Ils ont bombardé une université, l’équivalent de « Rafaël », notre centre de développement de l’armement, et détruit les résidences universitaires. Ils ont lâché des centaines de bombes du haut d’un ciel sans nuage et sans risque.
En quatre jours, ils ont tué 375 personnes. Ils n’ont pas fait la distinction – d’ailleurs ils ne le pouvaient pas – entre un dirigeant du Hamas et ses enfants, entre un agent de la circulation et un lanceur de roquettes, entre une cache d’armes et un dispensaire, ou encore entre le premier et le second étage d’un immeuble surpeuplé abritant des dizaines d’enfants. Selon différentes sources, environ la moitié des personnes tuées sont des civils innocents. Nous ne pouvons pas reprocher aux pilotes leur manque de précision : dès lors que l’arme est un avion et l’objectif une étroite bande de terre surpeuplée, les bavures sont inévitables. De fait, nos excellents pilotes sont désormais des brutes. Comme à l’entraînement, ils bombardent tranquillement, sans affronter le moindre appareil ou système de défense ennemi.
Il est difficile de savoir ce qu’ils pensent, ce qu’ils ressentent. Cela ne changerait probablement rien : seuls leurs actes comptent. De toute façon, à une altitude de plusieurs centaines de mètres, la terre devient aussi abstraite qu’une tache d’encre. Une fois la cible verrouillée, on appuie sur le bouton et une colonne de fumée noire se forme. Mission accomplie ! Les pilotes ne voient pas le résultat de leurs frappes. Leurs têtes sont sûrement pleines d’histoires horribles sur Gaza – eux-mêmes ne s’y sont jamais rendus –, comme s’il n’y avait pas, là-bas, un million et demi d’êtres humains désirant seulement vivre avec un minimum de dignité et dont certains, jeunes, comme eux, caressent le rêve de faire des études, d’avoir un travail, de fonder une famille. Mais sans aucune chance, avec ou sans bombardement, de le concrétiser.
Les pilotes pensent-ils aux enfants de réfugiés dont les parents et grands-parents avaient déjà été chassés de chez eux ? Pensent-ils aux centaines de personnes qui seront invalides ? Pensent-ils à la terrible haine qu’ils sèment non seulement à Gaza mais aussi à travers le monde, qui regarde les images d’horreur retransmises par la télévision ?
Ce ne sont pas les pilotes qui décident la guerre, ils en sont les sous-traitants. Les décideurs endossent la vraie responsabilité, mais les pilotes sont leurs complices. En revenant de mission, ils sont accueillis avec tous les honneurs. Non seulement personne ne remet en cause leur comportement moral, mais ils sont les héros de cette guerre maudite. Au cours de ses points presse, le porte-parole de Tsahal loue leur « excellent travail ». Lui aussi, bien sûr, ignore les images de Gaza. Après tout, il ne s’agit pas de garde-frontières sadiques passant à tabac des Arabes à Naplouse ou à Hébron, ni de cruels agents secrets exécutant de sang-froid leurs victimes. Ce sont, je le répète, nos meilleurs jeunes.
S’ils venaient, ne serait-ce qu’une fois, à regarder le résultat de leur « excellent travail », ils regretteraient peut-être les conséquences de leurs actes. S’ils se rendaient, juste une fois, au service pédiatrique et au centre de rééducation de l’hôpital Alyn de Jérusalem, où est hospitalisée depuis près de trois ans Marya Aman – quadraplégique âgée de 7 ans qui conduit sa chaise roulante et sa vie avec son menton –, ils seraient secoués. Cette adorable petite fille a été blessée à Gaza par un missile qui a tué presque toute sa famille. Et c’est l’œuvre de nos pilotes.
Source.
dimanche, décembre 14, 2008
Bush visé par un jet de chaussures.
Le Président américain a pu habilement esquiver les deux jets.
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, George Bush a semblé prendre l'incident avec humour ; "Tout ce que je peux dire, c'est que c'était une pointure 43", a-t-il déclaré en plaisantant.
mardi, avril 08, 2008
Irak ; cinq ans après.
Le 20 mars 2003, George W Bush donna l'ordre à l'armée américaine d'entamer l'opération "Iraqi Freedom".
Le 9 avril 2003, soit vingt jours plus tard, les soldats US entraient dans Bagdad. Les combats n'ayant pas pris fin et le pays non encore totalement maitrisé, le commandement a préféré parler de "quelques foyers de résistance résiduels" dont il fallait se débarrasser.
Le 1er mai 2003, le même George W Bush déclarait au bord d'un Porte-avions dans une scène digne des meilleures productions Hollywoodiennes "Mission accomplie".
Cinq ans après où en est-on?
Comment va l'Irak "libéré"?
Qu'en est-il de la guerre contre le terrorisme dont l'invasion de l'Irak faisait partie.
Et last but not least, qu'en est-il des armes de destruction massive (ADM), motif officiel de l'invasion.
Il serait évidemment prétentieux de ma part de répondre à toutes ces questions, mais quelques constats s'imposent ;
Si l'Irak de Saddam Houssein n'était pas le meilleur endroit du monde, celui de l'ère post-Saddam est jusque là un vrai enfer.
Les attentats sont qutidiens, les morts ne se comptent plus, aucune communauté n'est épargnée.
Même si les décomptes macabres se sont améliorés depuis la création des milices sunnites"Assahoua" parrainées par le général Petreus, la situation sécuritaire demeure précaire et les irakiens ne voient pas le bout du tunnel.
La guerre contre le terrorisme : en une phrase, cette guerre a produit les effets exactement contraires à ceux recherchés.
La conduite de l'armée américaine en Irak à entrainé une radicalisation de l'opinion au sein des pays arabo-musulmans faisant de ceux-ci une "pépinière" des candidats terroristes.
Ma conviction est que, au départ de George W Bush de
Les armes de destruction massive (ADM) : on a arrêté d'en parler au lendemain même de la chute de Bagdad. Paul Wolfowitz, ex numéro deux du Pentagone et l'un des principaux architectes de la guerre a eu quand même cette petite phrase qui en dit long sur l'authenticité de l'argument des ADM : " Pour des raisons bureaucratiques, nous nous sommes entendus sur une question, les armes de destruction massive, parce que c’était la seule raison sur laquelle tout le monde pouvait tomber d’accord ".
mardi, février 12, 2008
FOOTBALL : Le mondial 2018 en Palestine-Israël !
Une telle perspective pourrait selon les deux hommes inciter les deux parties à régler leur différends en vue de voir le plus médiatique des événements sportifs se dérouler chez eux.
Source: (1,2).
vendredi, février 08, 2008
vendredi, février 01, 2008
L'autre usage des TIC : le SMS pour divorcer.
Cette pratique continue cependant de sévir dans la plupart des pays musulmans, et ce conformément à une certaine vision pour le moins anachronique de la loi dite musulmane. Le passage devant la justice n'étant pas indispensable, une déclaration unilatérale ( du mari) est suffisante pour mettre fin au mariage.
L'histoire se passe au Caire où, une ingénieure prénommée Iqbal a reçu après avoir manqué un appel téléphonique de son mari un SMS disant : «je divorce car tu n'as pas répondu à ton mari».
Source.
mercredi, janvier 23, 2008
lundi, janvier 21, 2008
Gaza dans le noir.
La situation était déjà suffisamment catastrophique sur tous les plans ; taux de chômage record, pauvreté endémique, insécurité....Le ministre israélien de la défense justifie la décision de son gouvernement par les tirs de roquettes incessants à partir de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas depuis juin dernier. Soit.
Mais le gouvernement d'un état qui se dit démocratique peut-il procéder à des punitions collectives. N'est-ce pas le propre des gouvernements fascistes de punir sans distinction aucune une population qui compte enfants, femmes enceintes vieillards.... qui n'auront plus accès aux soins hospitaliers en raison de cette fâcheuse décision ?
samedi, janvier 12, 2008
Détroit de Hormuz / Golfe de Tonkin.
Servira-t-il de prétexte pour déclencher une escalade pouvant mener à une confrontation armée entre les Etats Unis et l'Iran réalisant ainsi un remake des incidents du Golfe de Tonkin ?
jeudi, décembre 27, 2007
Liban : Le cas du Général Aoun.
lundi, décembre 10, 2007
IRAN - USA : Le paradoxe.
L'autre grand paradoxe de la politique américaine sous l'administration Bush est d'avoir débarrassé l’Iran, autre pilier de "l'Axe du Mal" et pire ennemi des États Unis" de ses deux grands rivaux dans la région : le régime baasiste de Saddam Houssein en Irak et celui des Talibans en Afghanistan.
Je ne connais pas de précédents dans l'histoire où un rival aura rendu autant de services à son principal ennemi. "Nous avions trois ennemis dans ce monde, l'Amérique "le Grand Satan", les Talibans et Saddam Houssein. L'ironie, c'est que le premier nous a débarassé des deux autre".
Ces propos ont été tenus par un diplomate iranien en 2003 après l'invasion anglo-américaine de l'Irak.
La nouvelle équation géostratégique ainsi créee a fait de l'Iran l'acteur principal de la région et l'élément incontourbale dans le règlement de tout conflit.
Les scènes irakienne, libanaise et palestinienne sont passées de facto sous son contrôle direct ce qui n'est pas pour plaire aux grands pays arabe de la région, Arabie Saoudite en tête.
Les conférences récemment tenues aux États Unis (Annapolis) et à Bahrein ne seraient probablement rien d'autre qu'une tentative américaine de rectifier le tir et d'isoler l'Iran.
lundi, décembre 03, 2007
Liban : un général peut en cacher un autre.
Le général Michel Aounvendredi, novembre 30, 2007
Syrie - Israël. Rends-moi le Golan, je te le loue.
Israël serait en effet prêt à restituer le Golan à la Syrie, si cette dernière s’engage à rompre son alliance avec l’Iran, à cesser de soutenir les mouvements comme le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais, et à lui louer le Golan sur une longue période.
vendredi, novembre 23, 2007
لبنان : جمهورية بلا رئيس

و مع إنتهاء ولاية أميل لحود منتصف هذه الليلة يدخل لبنان مرحلة فراغ في سدّة رئاسة الجمهورية و هي وضعية كانت عرفتها البلاد من قبل إبان الحرب الأهلية حين إنتهت ولاية أمين الجميل و لم يتم التوصل إلى إنتخاب خلف له عام 1988.
و بموجب الدستور اللبناني اللذي وقع تنقيحه في إتفاق الطائف تتولى الحكومة مهام الرئيس و هذا يزعج بعض أطراف المعارضة اللذين يُشككون في شرعية الحكومة الحالية بحكم إستقالة الوزراء الشيعة منها و هو أمر يرون فيه تناقضا مع مبدأ العيش المشترك. كما أن إنتقال صلوحيات الرئيس المسيحي الماروني الي حكومة يرئسها مسلم سنٍي يزعج المسيحيين عموما و المراجع المسيحية خصوصا.
إلى جانب هذه الإعتبارات ذات الصبغة الطائفية, يبدي عديد الملاحضين تخوفا من حدوث أعمال تخريبية تؤدي إلى تدهور الوضع الأمني و هذا أمر بالغ الخطورة في بلد يحفل تاريخه القريب و البعيد بالصراعات ذات البعد الديني و المذهبي
lundi, novembre 19, 2007
Liban ; La semaine décisive.
Faute de pouvoir parvenir à un consensus sur la personnalité qui devra occuper le palais de Baabda pour les six années à venir, l'opposition continue à menacer de boycotter le scrutin, et de considérer comme anticonstitutionnelle toute élection qui pourrait avoir lieu en l'absence de ces députés, cas dans lequel, le quorum des 2/3 qu'elle estime nécessaire ne sera pas atteint.
Les députés de la majorité refutent cette thèse et considèrent que selon la Constitution, ce quorum est nécessaire uniquement pour le premier tour, la présence d'une majorité absolue étant suffisante pour les tours suivants.
Deux élément semblent être certains :
- tout vide institutionnel expose ce pays aux équilibres confessionnels fragiles à tous les dangers.
- toute dégradation de la situation au Liban, une confrontation Sunnites-Chiites en particulier risque de faire tache d'huile dans la région.
mardi, novembre 13, 2007
Hamas Vs Fatah. Acte 2.

Même si, comme l'affirment certains responsables du mouvement islamiste, ses hommes ont été attaqués par des membres du Fateh et qu’ils n'ont fait que riposter, rien ne justifie un tel comportement de la part d'une force de maintien de l'ordre.
Une explication semble cependant plausible.
Ce rassemblement géant (plusieurs centaines de milliers de personnes) tenu pour commémorer le 3e anniversaire du décès de Yasser Arafat a offert une occasion au Fatah pour réaffirmer sa présence et sa popularité dans la bande de Gaza.
Ceci ne peut qu'irriter les responsables du Hamas expliquant probablement le comportement de ses forces de sécurité.
dimanche, novembre 11, 2007
Yasser Arafat. 3 ans.
Le 29 octobre 2004 et suite à une dégradation de son état de santé, Yasser Arafat quitte Ramallah pour Paris où il est admis à l'hôpital Percy à Clamart.
Le 11 novembre 2004 à 2h30 GMT, son décès est annoncé après plusieurs jours d'un coma irréversible.
Héros pour les uns, militant exalté ou terroriste repenti pour les autres, Yasser Arafat et une figure emblématique du peuple palestinien.
Coiffé d'un keffieh blanc et vêtu d'un uniforme militaire, il a soigneusement construit son image de chef révolutionnaire.
Le premier combat de Yasser Arafat a lieu en mai 1948 lors de la création de l'état d'Israël. Il ne l'oubliera jamais.
Ce jeune étudiant issu d'une puissante famille palestinienne (Al Husseini) se réfugie au Caire en 1950 où il termine ses études d'ingénieur. Il milite au sein de l'Union des étudiants palestiniens et prend part au sein de l'armée égyptienne à la guerre de Suez (1956).
En 1959, où il fonde au Koweït avec Salah Khalaf (Abou Iyad) et Khaled Al Hassan le mouvement Fath avec pour programme de libérer la totalité de
L'OLP voit le jour en 1964 et Yasser Arafat en devient le chef en 1969.
En 1970 et suite aux affrontements sanglants entre commandos de l'OLP et l'armée jordanienne (septembre noir أيلول الأسود), Arafat est chassé de
Le 26 octobre
Le 13 novembre 1974, Arafat déclare devant l'Assemblée Générale Nations unies à New York :"Je suis venu porteur d'un rameau d'olivier et d'un fusil de révolutionnaire, ne laissez pas tomber le rameau de ma main".
Arafat est contraint à quitter le Liban pour Tunis une première fois le 30 août 1982 après plusieurs mois de siège de l'armée israélienne sur Beyrouth.
Il retournera au Liban (Tripoli) quelques mois plus tard. Il en sera une nouvelle fois expulsé, cette fois par les alliés locaux du pouvoir syrien le 20 décembre 1983. Ses pieds ne fouleront plus la terre de ce pays.
En 1987, le mouvement de l'Intifada "la guerre des pierres" sévit dans les territoires occupés.
Contesté par les mouvements extrémistes qui le jugent trop modéré, Arafat réussit à fédérer le peuple palestinien ainsi qu'une partie du monde arabe. Il propose la création d'un État démocratique en Palestine à coté d'Israël. En 1989, il déclare "caduque" la charte de l'OLP appellant à la destruction de l'état d'Israël.
Le 13 septembre 
Le 1er juillet 1994, Yasser Arafat retourne en terre palestinienne après 27 ans d'exil. Il forme à Gaza un gouvernement autonome, l'Autorité palestinienne.
Arafat reçoit le prix Nobel de la paix (1994) aux côtés de Simon Pères et de Yitzhak Rabin.
Le processus de paix connaît un arrêt net après l'assassinat de Rabbin (novembre 1995) et l'élection de Benyamin Natanyahou à la tête du gouvernement israélien, aidé dans son ascension par la recrudescence des attentats suicides.
Le 25 juillet 2000, les négociations de Camp David entre Yasser Arafat et Ehud Barak échouent. La seconde Intifada se déclenche au courant du mois de septembre de la même année à la suite d'une visite jugée provocatrice d'Ariel Sharon, alors chef de l'opposition israélienne à la mosquée Al Aqsa.
Le même Sharon accède quelques mois plus tard à la primature. Il déclare après quelques mois de siège des quartiers généraux du chef palestinien à Ramallah que celui-ci n'a "aucune assurance-vie ".
Arafat ne quittera plus son QG (partiellement détruit) que le 29 octobre 2004 pour Paris pour y être soigné.
Annexe : Quelques dates-clefs
| 4 août 1929 | Naissance de Mohammad Abdel Raouf Arafat al-Qoudwa al-Husseini, connu sous le nom de Yasser Arafat. Sonlieu de naissance est l'objet de spéculations ; le Caire ou Jérusalem. |
| 1959 | Yasser Arafat crée le Fatah, mouvement nationaliste palestinien. |
| 1er janvier 1965 | Le Fatah déclenche la lutte armée contre Israël en lançant sa première opération militaire. |
| 4 février 1969 | Yasser Arafat est élu président du Comité exécutif de l'OLP, instance dirigeante de l'Organisation de libération de |
| septembre 1970 | Yasser Arafat est chassé de Jordanie par les troupes du roi Hussein, il établit le QG de l'OLP à Beyrouth. |
| 26 octobre 1974 | Lors du sommet arabe de Rabat, Arafat obtient la reconnaissance de l'OLP comme le «seul et légitime représentant du peuple palestinien». |
| 13 novembre 1974 | Lors d'un discours aux Nations unies à New York, Yasser Arafat déclare : "Je suis venu porteur d'un rameau d'olivier et d'un fusil de révolutionnaire, ne laissez pas tomber le rameau de ma main". |
| avril 1975 | Lors de la guerre civile au Liban, Yasser Arafat engage ses troupes aux côtés des opposants à la droite chrétienne. |
| 30 août 1982 | Yasser Arafat et ses troupes évacuent Beyrouth. Il établit à Tunis le siège central de l'OLP. |
| 24 juin 1983 | Yasser Arafat est expulsé de Syrie. |
| 20 décembre 1983 | Yasser Arafat quitte Tripoli (nord du Liban) où il était assiégé par des unités dissidentes du Fatah alliées aux forces syriennes. |
| décembre 1987 | Début de la première Intifada. |
| 2 mai 1989 | Arafat déclare "caduque" la charte de l'OLP. |
| janvier 1992 | Yasser Arafat épouse sa collaboratrice, Souha Tawil, 28 ans, issue d'une famille de confession chrétienne. Zahwa, leur fille est née de leur union en 1995. |
| avril 1992 | Yasser Arafat sort indemne d'un accident d'avion dans le désert libyen. |
| 13 septembre 1993 | Yasser Arafat donne une poignée de main historique au le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin à |
| mai 1994 | Signature au Caire de l'accord sur les modalités de l'autonomie à Jéricho (Cisjordanie) et dans la bande de Gaza. |
| 1er juillet 1994 | Yasser Arafat retourne en terre palestinienne après 27 ans d'exil. Il forme à Gaza un gouvernement autonome, l'Autorité palestinienne. |
| octobre 1994 | Yasser Arafat est lauréat du prix Nobel de |
| Septembre 1995 | Conclusion d'un accord sur l'extension de l'autonomie à toute la Cisjordanie. |
| Novembre 1995 | Yitzhak Rabin est assassiné |
| 20 janvier 1996 | Yasser Arafat est élu président de l'Autorité palestinienne lors des premières élections générales jamais tenues dans les territoires palestiniens. |
| 5 septembre 1999 | Yasser Arafat signe à Charm el-Cheikh (Egypte) avec le Premier ministre israélien Ehud Barak un accord censé ouvrir la voie à des négociations sur un règlement de paix final. |
| 25 juillet 2000 | Echec du sommet de Camp David aux Etats-Unis entre Yasser Arafat et Ehud Barak. |
| septembre 2000 | Début de la deuxième Intifada. |
| 3 décembre 2001 | Israël confine Yasser Arafat à Ramallah. |
| 29 mars 2002 | L'armée israélienne lance sa plus grande offensive en Cisjordanie depuis la guerre de 1967 et détruit la plus grande partie du QG d'Arafat à Ramallah où le chef palestinien est désormais assiégé. |
| dans la nuit du 1er au 2 mai 2002 | L'armée israélienne lève le siège d'Arafat. |
| 24 juin 2002 | Le président américain George W. Bush fait d'un changement de la direction palestinienne, donc du départ d'Arafat, la condition de la création d'un Etat palestinien indépendant. |
| 2 avril 2004 | Sharon affirme que Yasser Arafat n'a "aucune assurance" sur la vie, n'excluant pas son élimination, dans plusieurs interviews à la presse israélienne. Il affirme également que si Yasser Arafat quitte Ramallah, il ne sera pas autorisé à revenir dans les territoires palestiniens. |
| 29 octobre 2004 | En raison d'une brusque dégradation de son état de santé, Yasser Arafat quitte Ramallah pour Paris, où il est hospitalisé à l'hôpital Percy à Clamart. |
| 11 novembre 2004 | Yasser Arafat décède à 02H30 GMT à Clamart après plusieurs jours d'un coma irréversible. |
mercredi, octobre 31, 2007
Du chaos irakien à l’escalade contre l’Iran.
Je me permets de partager avec vous cet excellent article d'Alain Gresh (Le Monde Diplomatique).
Bonne lecture.« Notre problème avec le gouvernement iranien ne concerne pas seulement l’Iran, explique M. Nicholas Burns, le sous-secrétaire d’Etat américain , mais ce que fait ce pays dans le Grand Moyen-Orient. Cette région occupe l’essentiel du temps de notre administration et du Congrès (...), et nous devons inscrire l’Iran dans le contexte de ce que nous faisons au Moyen-Orient et dans le monde. Nous pensons que l’Iran est un défi pour notre génération. Ce n’est pas un défi épisodique ou passager, il sera au centre de notre politique étrangère en 2010, en 2012 et probablement en 2020. » ....... La suite.




