vendredi, décembre 25, 2009
Identité nationale
mercredi, janvier 16, 2008
jeudi, novembre 22, 2007
Bush et Sarko en Arabie.

Alors qu'ils se préparent à leur punition, le cheikh leur annonce :
- C'est l'anniversaire de ma première épouse aujourd'hui, et elle m'a demandé de permettre à chacun de vous d'exaucer un souhait avant d'être fouettés.
Bush étant le premier, il réfléchit pendant un moment puis dit :
- S'il vous plaît, attachez un oreiller dans mon dos.
Ceci fut fait, mais l'oreiller ne résista qu'à 10 coups de fouet. Quand la punition fut terminée, Bush dû être emporté en train de saigner abondamment et de pleurer de douleur.
Vient alors le tour de Sarkozy.
Le cheikh se tourne vers lui et dit :
- Vous venez d'un des endroits les plus beaux du monde et votre culture est une des plus fines au monde. À cause de cela, vous avez le droit à deux souhaits!
Sarkozy lui répond :
- Soyez remerciée, votre très royale Altesse pleine de miséricorde. En reconnaissance de votre bonté, mon premier voeu sera que vous ne me donniez pas 20, mais CENT coups de fouet !
- Non seulement vous êtes un honorable et puissant gentilhomme, mais vous êtes aussi très brave. Si tel est votre souhait, qu'il en soit ainsi. Et quel sera votre second souhait ? demanda le Cheikh :
- Attachez-moi Bush sur le dos.
mardi, octobre 30, 2007
L' "Arche de Zoé" ?
103 enfants orphelins, originaire du Darfour ont été évacués par les membres de l' "Arche de Zoé" à N’Djamena, capitale du Tchad en vue les transporter vers la France dans le cadre de ce qu'ils qualifient comme une "évacuation sanitaire".
S'agit-il d'une manipulation politique, un remake, version tchadienne de l'affaire des infirmières bulgares ?
S'agit-il au contraire d'une opération de trafic d'êtres humains qui a été avortée ?
Wait and See.
jeudi, octobre 18, 2007
jeudi, septembre 20, 2007
mardi, septembre 18, 2007
IRAN. Bruits de bottes ?
Le pire est-il envisageable ? Une option hasardeuse, voire suicidaire est elle réellement de mise ?
Invité dimanche du grand jury "RTL/Le Figaro/LCI", le ministre français des Affaires Étrangères Bernard Kouchner a déclaré en substance : "il faut se préparer au pire à savoir la guerre", tout en laissant la porte ouverte aux moyens diplomatiques et économiques.
Ces propos reflètent-ils une intention réelle d'aller en guerre ? S'agit-il au contraire d'une surenchère médiatique destinée à faire pression à la fois sur l'Iran, sur les inspecteurs de l'AIEA pour qu'il fasse preuve de plus de sévérité envers ce pays et sur le Conseil de Sécurité de l'ONU.
Suites aux critiques et aux inquiétudes suscitées par ses propos, Bernard Kouchner a essayé d'en atténuer la portée en déclarant lundi aux journalistes l'accompagnant dans l'avion qui le menait à Moscou : "Je ne veux pas qu'on dise que je suis un va-t-en-guerre ! Mon message était un message de paix, de sérieux, et de détermination."
Les propos de Mr Kouchner ne constituent pas moins cependant un virage net par rapport à la politique Chiraquienne lors de la crise irakienne en 2002/2003.
lundi, juillet 30, 2007
À la recherche d’un pays…
Bonne lecture.
À la recherche d’un pays…
Marianne déteste le voile. Chaque fois qu’elle voit arriver dans sa classe une élève en fichu, ça la fait rentrer dans une colère monstre : « Mais pourquoi, pourquoi ce recul ? ! » fulmine celle qui ne comprend pas que ses compatriotes naguère les plus libérées du monde arabe se voilent à nouveau. Depuis quelque temps, certaines de ses élèves couvertes ne lui tendent plus la main, comme si serrer la main d’une non-musulmane menait droit en enfer. Et les fois où elle tombe sur une voilée plus amène, celle-ci conclut avec la même formule ambiguë : « Vous ne pouvez pas comprendre. »
Le voile commence à lui faire peur, et le scénario d’une radicalisation de sa douce Tunisie lui dessine le pire des cauchemars. Un jour, peut-être, elle sera prise à partie par une meute de voilées en délire, pour le simple motif d’être une fille de Jésus.
Et voilà Marianne pour quelques jours à Paris, dans un autobus où elle voit trois Françaises d’une soixantaine d’années s’en prendre à une jeune fille voilée : « Quelle horrible religion qui enferme ses femmes sous des tentes ! » lâche l’une, méprisante. « Si elle y tient, à son fichu, qu’elle rentre chez elle ! » renchérit une autre.
Personne ne bouge dans le bus, tout le monde regarde la jeune fille qui tente timidement : « Ici, je suis chez moi. Mon grand-père est tunisien, mais je suis française de troisième génération. Je ne vous ai pas reproché à vous vos décolletés ni vos cheveux teints. »
C’est là où, sans réfléchir, Marianne s’avance vers la jeune voilée, se serre contre elle et lance à l’adresse des trois voyageuses racistes : « Vous n’avez pas honte d’agresser quelqu’un qui ne vous a rien fait ? L’islam ne vous plaît pas ? Qu’est-ce que vous en savez ? Cette jeune fille, au moins, connaît votre langue, vos codes et vos référents. Vous êtes des ignorantes et vous crèverez comme ça ! » avant de pousser devant elle la Beurette vers la sortie.
J’ai demandé à Marianne pourquoi elle a agi de la sorte. Elle a répondu : « C’était plus fort que moi. » Je m’attendais à tout sauf à ce qu’elle défende le voile. Et voilà qu’elle l’a fait, un jour gris, dans un autobus parisien où elle avait l’impression que la meute ce n’était plus les voilées aux relents intégristes, c’était ces Françaises à la laïcité salafiste.
Aux dernières nouvelles, j’ai appris qu’au cours d’une manifestation culturelle à Tunis Marianne s’est fait agresser à son tour par une… Tunisienne de souche qui lui a asséné : « Ici, ce n’est pas ta place. Rentre chez toi, tu n’as rien à voir avec la Tunisie ! »
J’hésite encore. Que dois-je dire à Marianne la prochaine fois que je la verrai : qu’elle a un pays, ou que, malheureusement, elle n’en a aucun ?
mardi, mai 29, 2007
Léon Blum (1872-1950).

Homme politique et homme de plume, Léon Blum est avant tout un esthète, une conscience, avide de justice et de morale. Disciple de Jean Jaurès, artisan du Front populaire, il incarne le socialisme dans toute son exigence.
Cet ancien normalien mène de front une carrière Juridique et littéraire (collaborateur à la revue Ruy Blas), renouant avec la longue tradition des écrivains-hommes politiques (Victor Hugo, Lamartine...). Originaire d'une famille israélite, l'affaire Dreyfus trouve mie résonance particulière chez le jeune Blum. Sous l'influence de Lucien Herr (bibliothécaire de l'École normale supérieure), il devient socialiste.
En 1914-1916, Blum est chef du cabinet du socialiste Marcel Sembat et devient l'un des avocats de l'Union sacrée. En 1920, ce brillant orateur est avec Jaurès le principal interlocuteur du congrès de Tours. Il s'oppose violemment à la transformation de la !il-10 en SFIO. Les communistes le haïront toujours. Devenant naturellement le président du groupe parlementaire socialiste, Blum est député en 1929.
En 1936, alors que deux millions d'ouvriers sont en grève, Blum est élu président du Conseil et forme le Front populaire. Son gouvernement sera contesté par lori communistes et l'extrême droite qui n'accepte pas ce premier président du Conseil d'origine juive. Très vite, Blum agit et prend des mesures spectaculaires (augmentation des salaires de 12 %, semaine de travail ramenée à quarante heures, deux semaines de congés payés). L'euphorie est à son comble mais ne dure pas. Léon Blum doit faire face à la guerre d'Espagne et vote, à contrecœur, le non-interventionnisme. Il se le reprochera toute sa vie.
Devant la montée des fascismes (le parti populaire de Jacques Doriot, les Croix-de-Feu), la dévaluation et la fuite des capitaux, le gouvernement Blum ne tient plus; il est renversé en 1937. L'aventure qui fait figure d'avancée courageuse n'aura duré qu'un an. En 1938, il tente de revenir, en vain. Condamnant le pacte de Munich — « le lâche soulagement » — Léon Blum fera partie le 10 juillet 1940 des quatre-vingts parlementaires qui refusent de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Arrêté par le régime de Vichy, il est jugé au procès de Riom (1942) où il prononce un admirable réquisitoire. Blum est livré aux Allemands puis déporté.
Libéré par les Américains, Léon Blum continue de jouer un rôle dans l'avènement de la IV' République.
samedi, mai 26, 2007
Georges Clemenceau (1841-1929).

pour la confier aux militaires. »
Celui qu'on surnomme le Tigre est un homme intransigeant, sectaire et tyrannique. Homme de gauche puis de droite, le personnage le plus détesté de France conduit, en 1918 son pays à la victoire. Sa force de conviction et son énergie en font un homme politique exemplaire de ce début de siècle.
Élevé sous l'Empire, Clemenceau sera républicain. Viscéralement anticlérical, il incarne jusqu'en 1914 un radicalisme autoritaire. Ses interventions au Parlement sont redoutées. Il est « le tombeur des ministères ». Lorsque le scandale de Panama éclate (1892), Clemenceau est mis en cause et doit se retirer de la vie politique pour le plus grand bonheur de ses ennemis.
Il revient à la politique en défendant le capitaine Dreyfus. En 1902, lorsque la gauche s'installe au pouvoir (le bloc des gauches), il se montre très critique. Mis à l'écart, cet individualiste forcené est appelé au pouvoir en 1906 comme président du Conseil puis ministre de l'Intérieur. Partisan de la séparation des Églises et de l'État, il entend également mener une politique sociale. C'est le contraire qui se passera. Cet homme, qui se dit républicain, réprime dans le sang plusieurs mouvements sociaux : la révolte des vignerons du Midi et des ouvriers des carrières de Draveil en 1907, puis la grève des cheminots de Villeneuve-Saint-Georges en 1908. La gauche se sépare de lui. Jaurès le taxe de criminel. Renversé en 1909, sa virulence ne cesse pourtant de s'accroître. Il crée un journal l'Homme libre qui deviendra l'Homme enchaîné et condamne le pouvoir en place en train de perdre la guerre.
En 1917, Poincaré, qui le déteste, le nomme à la tête de son gouvernement. Clemenceau devient le Tigre, celui qui va dans les tranchées, restaure la confiance nationale, lutte contre le défaitisme et multiplie les attaques au front. Son programme se résume à « je fais la guerre ». Il arrête les pacifistes et les radicaux, réduit le Parlement à une chambre d'enregistrement. Clemenceau gouverne seul, faisant de ce régime une dictature dans les faits mais pas dans les textes. Son patriotisme, sa ferveur et le chef de guerre remarquable qu'il fut conduisent la France à la victoire. Clemenceau assiste à la conférence de la Paix et tient un rôle important dans le traité de Versailles (1918). En 1919, « le père de la victoire » est l'homme désigné pour succéder à Poincaré.
Incarnant l'autorité absolue, Clemenceau est devenu un homme de droite créant le gouvernement le plus réactionnaire qui soit : le bloc national. En 1920, il tombe devant Deschanel qui lui fait payer toutes les humiliations qu'il fit endurer aux parlementaires.
jeudi, mai 17, 2007
INGRID BETANCOURT EN VIE.
mercredi, mai 16, 2007
France ; entre deux Droites.

Après douze ans à l'Elysée,
Quel sera le visage de cette France post-chiraquienne ?
Sera-t-elle fidèle à la tradition gaulliste? Sera-t-elle plus atlantiste et ultralibérale comme le laisse présager les prises de position de son président fraîchement élu? Assistera-t-on à un revirement des alliances avec un réchauffement des relations franco-américaines au dépens de l'axe américano-britannique après le départ prochain de Tony Blair de 10 Downing Street? Le Monde Arabe regrettera-il Chirac ? Nicolas Sarkozy sera-t-il capable d'imiter son prédécesseur dans ses prises de positions ?
On dit que souvent, poser une question c’est y répondre.
lundi, mai 07, 2007
CHARLES DE GAULLE ( 1890-1970).

"
Libérateur de la patrie, président fondateur de
Né dans une famille monarchiste et catholique, diplômé de Saint-Cyr, Charles de Gaulle est promu général de brigade en 1940 puis sous-secrétaire d'Etat à
Refusant l'armistice, il se réfugie à Londres où il appelle les français le 18 juin 1940 à désobéir au maréchal Pétain. A la tête des Forces Françaises Libres, il parvient à unifier tous les mouvements de combattants dans le Conseil National de
La guerre finie et
Il crée le Rassemblement du Peuple Français (RPF) en 1947 qui sera rapidement dissous devant la faiblesse des résultats électoraux. Commence alors une longue traversée de désert.
Face aux graves émeutes qui ensanglantent l'Algérie, il est rappelé comme ultime recours et nommé chef de gouvernement le 1er juin 1958.
Il fait adopter par voie référendaire une nouvelle constitution qui renforce considérablement le pouvoir exécutif.
Voulant calmer les esprits en Algérie, il lance son fameux "je vous ai compris".
Après avoir empêchée les généraux putshistes de s'emparer du pouvoir en Algérie, il signe le 18 mars 1962 les accords d'Evian instaurant l'indépendance de l'Algérie après 132 années d'occupation.
Pour les pied-noirs et autres accrocs de l'Algérie française, il devient un traître. Une organisation clandestine, L'OAS est chargée de l'éliminer. Il échappe de justesse à l'attentat du Petit Clamart le 22 août 1962.
Réélu en 1965, il réalise son "grand dessein" en faisant de
En mai 1968, éclate une révolte estudiantine qu'il ne comprend pas. La contestation de son action politique est consacrée lors d'un référendum en avril 1969 : 53% des votants s'opposent à son projet de décentralisation. De Gaulle prend ce résultat comme un désaveu personnel et démission. Il se retire définitivement de la vie politique et décède le 9 novembre 1970.
dimanche, mai 06, 2007
Et après ?
Dans quelques semaines auront les élections législatives. L'enjeu est de taille.
En effet, une victoire de la majorité sortante, favorable à Mr Sarkozy constituera pour ce dernier une sorte de cerise sur le gâteau. Il aura les mains libres pour mener la politique qu'il entend durant son quinquennat.
En revanche, une victoire de la gauche le contraindra à une cohabitation et tous ses projets seront alors renvoyés aux calendes grecques.
Un petit aperçu historique des élections présidentielles et législatives depuis l'avènement de
- d'une part, aucune majorité sortante n'a été reconduite.
- d'autre part, toutes les législatives qui ont eu lieu dans la foulée d'un scrutin présidentiel ont porté à l'Assemblée Nationale une majorité favorable au candidat qui vient d'être élu
Dans quelques semaines, l'une des deux règles que je viens de citer sera violée. Laquelle?
jeudi, mai 03, 2007
Marie Curie ( 1867-1934).

Même si le couple Curie est indissociable, c'est Marie qu a reçu deux fois le Prix Nobel pour ses découvertes sur la radioactivité.
Née en Varsovie, Marie Sklodowska grandit dans un milieu cultivé. Son père, professeur de Physique l'initie très tôt aux formules mathématiques.
Inscrite à
Avec des moyens très modestes, le couple découvre le polonium (appelé ainsi en hommage à
Ils sont alors récompensés avec Henri Bequerel, découvreur de la radioactivité par le Prix Nobel de Physique en 1903. Marie devient la même année Docteur ès Sciences.
Après le décès de Pierre en 1906, Marie Curie continue seule l'œuvre entreprise en commun. Elle reprend la chaire de son mari et donne le premier cours au monde sur la radioactivité à
Se
Déterminée à développer toutes les applications de la radioactivité, elle fonde l'Institut du radium en 1914.
Durant
Après la fin de la guerre, l'Institut du radium continue ses recherches sur les applications de la radioactivité, notamment dans la lutte contre le cancer.
A cause de son exposition excessive aux éléments radioactifs, elle décède suite à une leucémie en 1934.
Reconnue et célébrée, Marie Curie repose avec son mari au Panthéon depuis 1995. Les "amants du radium" sont à nouveau reunis.
Quel candidat sort vainqueur du débat télévisé ?
Le nobre de votants est de 129179 à 12h35.
mercredi, mai 02, 2007
SEGOLENE AU POINT.
Le débat télévisé opposant Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy vient de prendre fin depuis quelques minutes.
Mon impression c'est que Mme Royal s'est montrée plus convaincante, plus sereine alors que Mr Sarkozy, malgrè ses talents d'orateur confirmé paraissait un peu nerveux, sur la défensive.
Il n'y a pas eu de phrase KO, mais à mon modeste avis, Mme royal a gagné au point ce duel bien que son rival a donné l'imression de prendre le dessus par moments.
Attendons de voir les premiers sondages demain.
lundi, avril 30, 2007
Louis Pasteur.

"Louis PASTEUR n'a été ni médecin ni chirurgien, mais nul n'a fait pour la médecine et la chirurgie autant que lui. Parmi les hommes à qui la Science et l'Humanité doit beaucoup, Pasteur est resté souverain." Henri Mondor de l'Académie Française.
Louis Pasteur est né à Dôle dans le Jura le 27 décembre 1822, il est le cadet d'une famille de quatre enfants. Il a huit ans lorsque ses parents quittent Dôle pour s'installer définitivement à Arbois.
Les débuts scolaires au collège d'Arbois du jeune Louis sont sans histoire, il a tout d'abord démontré un don certain pour le dessin, mais ses talents artistiques passeront rapidement au second plan. En 1839, il entre au Collège Royal de Besançon et y passe le baccalauréat ès lettres en 1840, il est Maître d'études avant de passer son baccalauréat ès mathématiques à Dijon en 1842.
A Paris il suit des conférences à la Sorbonne et effectue au lycée Saint-Louis une année de préparation à l'entrée à l'Ecole Normale, qu'il intègre en 1843.
Licencié ès sciences en 1845, il est nommé professeur de physique au lycée de Tournon en Ardèche, mais reste attaché à l'Ecole Normale Supérieure comme agrégé préparateur.
En août1847, il obtint un doctorat ès sciences (physique et chimie) . Il est convaincu que pour progresser sur le chemin du savoir scientifique il faut associer différentes disciplines, c'est pourquoi il soutiendra deux thèses pour le doctorat, l'une de chimie, l'autre de physique
Il exerce comme professeur de physique au lycée de Dijon en 1848. En 1849 il est nommé professeur agrégé suppléant de chimie à la faculté des sciences de Strasbourg.
En 1851 et 1852 Pasteur publie deux mémoires sur les acides aspartique et malique.
Il devient titulaire de la chaire de chimie de la faculté de Strasbourg en 1852 et découvre qu'un rayon de lumière polarisée est dévié ou non, selon la nature de la solution qu'il traverse. La stéréochimie des cristaux est née.
En 1853, Pasteur est fait Chevalier de l'Ordre Impérial de la Légion d'Honneur. Il reçoit le prix de la Société de Pharmacie de Paris.
En 1854, après plusieurs années de recherche et d'enseignement à Dijon et à Strasbourg, Pasteur est nommé professeur et doyen de la faculté des sciences de Lille. En 1855 il débute ses études sur la fermentation et la vie anaérobie.
En 1857, il est rappelé à Paris, où il est nommé administrateur et directeur des études scientifiques de l'école Normale Supérieure de Paris.
Cette même année il publie un "Mémoire sur la fermentation appelée lactique", qui établit l'origine microbienne de la fermentation et peut être considéré comme l'acte de naissance de la microbiologie.
En 1860, suite à une précédente communication relative aux générations dites spontanées il déclare devant l'Académie des Sciences dont il n'est pas encore membre: "Ce qu'il y aurait de plus désirable, serait de conduire assez loin ces études pour préparer la voie à une recherche sérieuse de l'origine des diverses maladies".
Le 8 décembre 1862 il est élu à l'Académie des Sciences (section minéralogie) et en 1863 il est nommé Professeur de Physique et Chimie appliquées à l'école des Beaux-Arts.
En 1865 il fait une communication à l'Académie des sciences sur un procédé de conservation et d'amélioration des vins par chauffage. Pasteur en dépose le brevet sous le nom de "pasteurisation".
En 1867, à la suite de désordres à l'école Normale, Pasteur avait dû résilier ses fonctions d'administrateur. Mais il devient directeur du laboratoire de chimie physiologique qui est créé à l'école Normale, il avait également été nommé professeur de chimie organique à la Sorbonne, en remplacement de son ancien maître Balard.
Le 19 octobre 1868, alors qu'il revenait d'une séance de l'Académie des Sciences, il n'a que quarante-cinq ans, Pasteur est victime d'une hémiplégie gauche. Il conserve l'usage de la parole, et jusqu'au terme de son existence il gardera un avant-bras fléchi et contracturé, une démarche difficile et lente. L'Empereur Napoléon III l'envoya se reposer dans une villa qu'il possédait à Trieste, et le fait Commandeur de la Légion d'Honneur.
En 1870, Pasteur publie les Etudes sur la maladie des vers à soie. Mais cette année là éclate la guerre franco-allemande. Pasteur qui était extrêmement patriote eut un grand chagrin de ne pas pouvoir servir son pays. Il eut en revanche la consolation de voir son fils s'engager à 18 ans pour aller faire son devoir dans l'Armée de l'Est. Après l'inutile bombardement de Paris il adresse sa protestation au vainqueur en retournant au doyen de la Faculté de Médecine de Bonn, le diplôme de Docteur Honoraire qui lui avait été décerné quelques années auparavant. Il assurait les professeurs de tout son respect, mais ne voulait pas voir son nom accolé plus longtemps à celui d'un roi, qui, pour satisfaire un orgueil criminel, s'obstinait dans le massacre de deux grands peuples. En retour Pasteur reçut du doyen de Bonn une lettre de grossières injures.
Pasteur résilie ses fonctions de professeur en raison de son état de santé et pourra se consacrer exclusivement à ses travaux de recherche sur les maladies contagieuses des animaux et de l'homme à partir de 1877. En 1878, il énonce les conditions idéales de stérilisation.
Puis Louis Pasteur découvre le principe du vaccin au moyen de cultures atténuées du choléra des poules, s'attaque au problème de la maladie du charbon chez le mouton et de la rage chez l'être humain. En 1880 il est nommé membre de la Société de la Médecine vétérinaire.
En 1881 il est élu à l'Académie française où Renan le reçoit le 27 avril 1882, en remplacement de Littré, et le compare à Galilée, Pascal, Michel-Ange, Molière : "Cette base commune de toutes les œuvres belles et vraies, cette flamme divine, ce souffle indéfinissable qu'inspire la science et la littérature, nous l'avons trouvé en vous, Monsieur, c'est le GENIE". Il a 59 ans, mais il n'est pas encore arrivé au plus haut sommet de la gloire, il lui faut encore vaincre la rage réputée incurable. Il est promu Grand Officier de la Légion d'Honneur.
Le 10 août 1884 au "Congrès périodique international des siences médicales de Copenhague" il fait une communication de ses expériences sur les microbes pathogènes et les virus-vaccins; il expose le principe général des vaccinations contre les maladies virulentes (vaccination contre la rage de chiens avec des moelles de lapins desséchées puis inoculées), sa communication est accueillie par des acclamations enthousiastes.
Si le vaccin contre le charbon est mis au point dès 1881, il faudra attendre 1885 pour que le jeune Joseph Meister soit le premier humain a être vacciné avec succès contre la rage. Cette découverte vaut une reconnaissance mondiale au scientifique, et plus encore, la participation internationale à la création de l'Institut Pasteur.
Malheureusement il est victime d'une seconde attaque d'hémiplégie. Convalescent en mai 1887 il siège à l'Académie de Médecine. En juillet de la même année il est élu Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences, pour les Sciences physiques.
En 1888, une vaste souscription publique internationale permet de financer la construction de l'Institut Pasteur à Paris qui sera tout à la fois "un dispensaire pour le traitement de la rage, un centre de recherche pour les maladies infectieuses et un centre d'enseignement pour les études qui relèvent de la microbie." c'est le condensé de toutes les idées que Pasteur a glanées au cours de sa vie.
L'Institut Pasteur est inauguré le 14 novembre 1888 par le Président Sadi Carnot, il ne tarde pas à se ramifier en un réseau réparti sur les cinq continents. Tous les Instituts perpétuent la dimension de l'action pasteurienne. Il fut dirigé par Pasteur lui-même, jusqu'à sa mort. Aujourd'hui, l'Institut Pasteur est réputé pour être l'un des principaux centres mondiaux d'étude des micro-organismes et des maladies infectieuses.
L'année 1888 marque aussi la fin des travaux de Pasteur tant il est affaibli par de nouvelles hémorragies cérébrales. Il vivra désormais dans l'Institut Pasteur où il aura la joie de voir ses élèves attirer auprès d'eux des chercheurs du monde entier.
Louis Pasteur décède quelques années plus tard, le 28 septembre 1895. Des funérailles nationales lui sont réservées le 5 octobre.
En 1896, à la demande de son épouse son corps fut placé dans la crypte de l'Institut qui porte son nom.




