lundi, juin 11, 2007
Citations ; Mère Teresa (2).
La perte d'une certaine pudeur comme la perte de la pureté sont les causes profondes de la décadence du monde.
Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.
La vie est beauté. Admire-la.
La vie est une chance. Saisis-la.
La vie est un devoir. Accomplis-le.
La vie est bonheur. Mérite-la.
La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter.
La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous.
Si tu juges les gens tu n'as pas le temps de les aimer.
dimanche, juin 10, 2007
Le débarquement manqué de la Baie des Cochons.
Les relations entre les États-Unis et Cuba se dégradent rapidement après l'entrée des jeunes révolutionnaires castristes à La Havane, le 1er janvier 1959. Après avoir démantelé l'armée du dictateur Fulgencio Batista, Fidel Castro entreprend une série de réformes qui mettent en cause les puissants intérêts américains dans l'île et précipitent l'émigration de la bourgeoisie cubaine. Washington réagit à la réforme agraire en supprimant le quota d'importation de sucre cubain sur le marché américain. C'est un coup très dur pour l'économie cubaine, qui dépend de ce produit d'exportation. Fidel Castro se tourne vers Moscou, qui accepte d'importer le sucre cubain en échange de pétrole. Mais les compagnies américaines qui possèdent les raffineries refusent de recevoir le pétrole soviétique et Castro annonce la nationalisation des raffineries américaines. En quelques mois, plusieurs centaines de millions de dollars d'actifs américains sont expropriés. Les États-Unis répliquent en imposant un embargo, qui est toujours en vigueur aujourd'hui.
Convaincu que le leader cubain s'est converti en allié de l'Union soviétique et en vecteur de la « maladie infectieuse du communisme », le président Dwight Eisenhower approuve, le 17 mars 1960, un « programme d'action clandestine », préparé par la CIA. Ce programme, dont le budget passera en un an de 4 à près de 50 millions de dollars, prévoit la création d'un front uni de l'opposition en exil, un effort massif de propagande anticastriste par la mise en place de stations de radio en Amérique centrale et en Floride, des opérations de guérilla et de sabotage dans l'île, et l'entraînement d'une force paramilitaire. Pour la CIA, il s'agit de rééditer l'opération qui avait permis de renverser en 1954 le président du Guatemala, Jacobo Arbenz, jugé trop progressiste par les États-Unis.
Les stratèges de la CIA s'étaient convaincus que le choc d'une invasion provoquerait un soulèvement populaire et le renversement du régime. Dans la pire des hypothèses, ils prévoyaient que le corps expéditionnaire établirait une tête de pont où s'installerait un gouvernement provisoire qui ferait appel aux États-Unis pour « rétablir la démocratie » à Cuba.
A la suite de l'expulsion par La Havane de diplomates américains accusés d'espionnage, Eisenhower annonce la rupture des relations diplomatiques avec Cuba en janvier 1961, avant de léguer le dossier de l'opération Pluton à son jeune successeur démocrate John Kennedy qui l'a emporté de justesse sur le candidat républicain Richard Nixon en novembre 1960. Cuba a dominé la campagne électorale et Kennedy a fait monter les enchères en accusant l'administration républicaine de mollesse face à la « menace communiste ». À la fin novembre, le directeur de la CIA, Allen Dulles, informe le président élu de l'opération en préparation contre Cuba. Kennedy approuve la poursuite des préparatifs, insistant pour que l'implication des États-Unis n'apparaisse surtout pas.
Le 16 avril 1961, une brigade d'exilés cubains, financée par la CIA, tentait d'envahir Cuba et de renverser Fidel Castro. Les exilés de la Brigade 2506 sont transférés à Puerto Cabezas, sur la côte orientale du Nicaragua, d'où ils s'embarquent le 14 avril à bord de six navires à destination des côtes cubaines. Le lendemain à l'aube, six B-26 appartenant à la CIA et repeints aux couleurs cubaines décollent du Nicaragua avec pour mission d'anéantir l'aviation cubaine. Averti de l'imminence d'une tentative d'invasion, Fidel Castro a donné l'ordre de disperser la dizaine d'appareils de combat hérités de Batista et de stationner des avions hors d'usage sur les pistes des trois aéroports militaires. Grâce à ce stratagème, l'aviation révolutionnaire ne perd que deux appareils lors de l'attaque surprise lancée le 15 avril à l'aube contre les bases aériennes de La Havane, de Santiago et de San Antonio de los Banos. Face aux accusations du ministre cubain des Affaires étrangères Raul Roa, dénonçant aux Nations Unies le début de l'agression américaine, l'ambassadeur américain Adlai Stevenson reprend ingénument la version imaginée par la CIA pour camoufler l'opération : les bombardements sont le fait de pilotes déserteurs de l'aviation castriste. Mais ce mensonge est démasqué au bout de quelques heures par des journalistes américains, au grand dam de Stevenson, après qu'un des B-26, en difficulté, se fut posé sur un aéroport de Floride.
Il n'est pas encore 1 heure du matin, le 17 avril, lorsque la première barge débarque l'avant-garde des quelque 1 500 combattants de la Brigade 2506 sur la plage Giron, à l'entrée de la baie des Cochons. Ils sont immédiatement repérés par une patrouille de la milice cubaine qui parvient à donner l'alerte. Tandis qu'un autre bataillon débarque à Playa Large, au fond de la baie, Fidel Castro organise la riposte depuis son quartier général de La Havane. À 2 h 30, il ordonne au bataillon des miliciens de Cienfuegos, stationné dans la plantation sucrière Australia non loin de la baie des Cochons, de se diriger vers Playa Giron. Et surtout, il réveille ses pilotes
et leur donne l'ordre d'attaquer sans répit les bateaux du corps expéditionnaire.
La surprise est totale parmi les envahisseurs qui comptaient sur une totale maîtrise du ciel. Disposant au total de sept appareils en état de marche, dont deux T-33 à réaction et deux vieux Sea Furies de fabrication britannique, les neuf pilotes de l'aviation révolutionnaire coulent le Houston, à bord duquel se trouvaient deux bataillons, et le Rio Escondido, qui transportait les munitions et le carburant des blindés, et le matériel de communication de la force d'invasion. Les autres navires du corps expéditionnaire et les deux destroyers américains qui les accompagnaient s'éloignent des côtes cubaines. Fidel Castro, qui a transféré son quartier général sur la plantation Australia, concentre plusieurs bataillons équipés de tanks soviétiques et de pièces d'artillerie. Il ordonne aux miliciens engagés dans les premiers combats de tenir à tout prix pour éviter que les exilés ne parviennent à établir une tête de pont protégée par les marécages de la Cienaga de Zapata, qui jouxte la Baie des Cochons.
Disposant d'une supériorité numérique écrasante, les forces castristes déversent un déluge d'obus sur les assaillants et lancent l'offensive finale sur Playa Giron le 19 avril. À court de munitions, lâchés par leurs commanditaires américains, les survivants de la Brigade 2506 se rendent par centaines ou tentent de fuir à travers les marais. À l'issue de plusieurs jours de ratissage, près de 1200 exilés sont capturés. Les combats, qui ont duré soixantesix heures, ont fait 157 morts dans les rangs castristes et presque autant dans le corps expéditionnaire.
Kennedy, qui a reçu le 18 avril un message urgent du leader soviétique Nikita Khrouchtchev l'enjoignant de « mettre un terme à l'agression contre Cuba » et le mettant en garde contre les dangers d'escalade « qui pourraient conduire le monde à une catastrophe militaire », refuse l'engrenage qui aurait consisté à engager des forces américaines au secours des exilés et choisit d'assumer les conséquences de ce que l'historien Theodore Draper a appelé « un échec parfait ».
Cette défaite américaine consolide le pouvoir de Fidel Castro et le pousse à renforcer ses liens avec le bloc socialiste.
Les exilés capturés sont libérés en décembre 1962 à la suite du versement d'une indemnisation de 53 millions de dollars par les États-Unis sous la forme d'aliments et de médicaments. Obsédé par l'idée de se venger de Fidel Castro, Kennedy autorisera une série d'opérations clandestines pour se débarrasser du leader cubain, dont la plus célèbre, l'opération « Mangouste », sera placée sous la responsabilité directe de son frère Robert.
L'épilogue de l'affaire de la baie des Cochons interviendra en octobre 1962, durant la crise des missiles qui placera le monde au bord de la guerre nucléaire, lorsque Kennedy s'engagera à ne pas envahir Cuba en échange du retrait des fusées soviétiques de l'île.
Source : Les Etats Unis gendarme du monde. Ed Le Monde.
Citations ; Mère Teresa (1).
De bonnes paroles peuvent être brèves et faciles à dire mais leur écho est véritablement éternel.
Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l'amour. Car la connaissance de Dieu engendre l'amour, et la connaissance de soi engendre l'humilité.
Si vous ne pouvez pas nourrir cent personnes, nourrissez-en au moins une.
La vie est mystère. Perce-le.
La vie est un combat. Accepte-le.
La vie est une béatitude. Savoure-la.
La vie est la vie. Défends-la.
La vie est tristesse. Surmonte-la.
La vie est un défi. Fais-lui face.
La vie est une richesse. Conserve-la.
samedi, juin 09, 2007
Ronald Reagan ( 1911-2004).

il est le problème. »
La politique américaine a trouvé son cow-boy : Ronald Reagan. Grand communicateur, pourfendeur de l'État-providence, Reagan incarne l'ultra-libéralisme et les valeurs les plus conservatrices de l'Amérique blanche et puritaine. C'est l'un des présidents les plus populaires de l'histoire américaine.
Né dans un milieu modeste de l'Illinois, Reagan commence comme reporter sportif avant d'entamer une carrière d'acteur de série B à Hollywood. Il participe aux purges anticommunistes dans le cinéma pendant le maccarthysme. Grâce à son image populaire et à l'appui des milieux d'affaires californiens, il parvient à être élu gouverneur de Californie (1967 1975), l'État le plus puissant de l'Union.
En 1980, ce républicain conservateur devient le quarantième président des Etats Unis d'Amérique en battant Jimmy Carter. Il s'adresse avant tout à l'Amérique profonde, aux WASP (White Anglo-Saxon Protestants) et aux classes moyennes ; il se donne pour mission de restaurer la grandeur du pays et de combattre la menace soviétique. Il dénonce les excès d'un État fédéral qui empiète sur les libertés individuelles. On est loin de la diplomatie des droits de l'homme de Jimmy Carter.
Ronald Reagan illustre la révolution conservatrice : un mélange de retour aux valeurs morales, de libéralisme économique et de patriotisme. Il réussit à relancer l'économie au détriment des prestations sociales (réduction de la durée des indemnités de chômage, suppression des bons d'alimentation). Son programme économique favorise la déréglementation, combat l'inflation, ampute les dépenses fédérales à l'exception du budget des armées. Parallèlement, Reagan souhaite mettre un frein à la lutte contre la discrimination des Noirs, militer contre l'avortement et rétablir la prière à l'école.
Depuis le syndrome du Vietnam, les États-Unis n'interviennent plus dans le monde, laissant l'URSS étendre son influence en Afrique et au Moyen-Orient. L'humiliation de la prise en otages de diplomates américains en Iran en novembre 1979 confirme l'impuissance américaine. Reagan décide de réagir. En mars 1983, le président américain lance son projet d'initiative de défense stratégique afin de protéger les États-Unis contre les attaques éventuelles de missiles nucléaires soviétiques ; c'est le projet de « guerre des étoiles ». L'arrivée au pouvoir de Gorbatchev modifie les relations Est-Ouest. En 1987, un traité de désarmement entre Gorbatchev et Reagan conduit à la suppression des euromissiles (SS-20 et Pershing) en Europe.
À la fin des années 80, trois dangers menacent l'économie américaine : un déficit budgétaire qui continue de se creuser (cent quatre-vingt-cinq milliards de dollars en 1984), une aggravation du déficit de la balance commerciale et une envolée de l'endettement des Américains, des firmes et du gouvernement fédéral. Malgré tout, Ronald Reagan reste très populaire et laisse sa place à son collègue républicain, George Bush en 1988.
En 1992, soit quatre ans après son départ de la Maison Blanche,la maladie d'Alzheimer fut diagnostiquée chez Reagan. Il s'étaeint le le 5 juin 2004.
نزارقباّ ني / جسمك خارطتي
زيديني عِشقاً.. زيديني
يا أحلى نوباتِ جُنوني
يا سِفرَ الخَنجَرِ في أنسجتي
يا غَلغَلةَ السِّكِّينِ..
زيديني غرقاً يا سيِّدتي
إن البحرَ يناديني
زيديني موتاً..
علَّ الموت، إذا يقتلني، يحييني..
جسمكِ خارطتي.. ما عادت
خارطةُ العالمِ تعنيني..
أنا أقدمُ عاصمةٍ للحبّ
وجُرحي نقشٌ فرعوني
وجعي.. يمتدُّ كبقعةِ زيتٍ
من بيروتَ.. إلى الصِّينِ
وجعي قافلةٌ.. أرسلها
خلفاءُ الشامِ.. إلى الصينِ
في القرنِ السَّابعِ للميلاد
وضاعت في فم تَنّين
عصفورةَ قلبي، نيساني
يا رَمل البحرِ، ويا غاباتِ الزيتونِ
يا طعمَ الثلج، وطعمَ النار..
ونكهةَ شكي، ويقيني
أشعُرُ بالخوف من المجهولِ.. فآويني
أشعرُ بالخوفِ من الظلماء.. فضُمّيني
أشعرُ بالبردِ.. فغطّيني
إحكي لي قصصاً للأطفال
وظلّي قربي..
غنِّيني..
فأنا من بدءِ التكوينِ
أبحثُ عن وطنٍ لجبيني..
عن حُبِّ امرأة..
يكتُبني فوقَ الجدرانِ.. ويمحوني
عن حبِّ امرأةٍ.. يأخذني
لحدودِ الشمسِ..
نوَّارةَ عُمري، مَروحتي
قنديلي، بوحَ بساتيني
مُدّي لي جسراً من رائحةِ الليمونِ..
وضعيني مشطاً عاجياً
في عُتمةِ شعركِ.. وانسيني
أنا نُقطةُ ماءٍ حائرةٌ
بقيت في دفترِ تشرينِ
زيديني عشقاً زيديني
يا أحلى نوباتِ جنوني
من أجلكِ أعتقتُ نسائي
وتركتُ التاريخَ ورائي
وشطبتُ شهادةَ ميلادي
Citations ; Démocrite.
Le caractère d'un homme fait son destin.
Les espoirs des hommes instruits valent mieux que la richesse des ignorants.
De petits services accordés au moment opportun sont les plus précieux aux yeux de ceux qui en bénéficient.
Toute jalousie est sans profit, car en cherchant ce qui peut nuire à autrui, elle perd de vue son propre intérêt.
On cherche le bien sans qu'on le trouve et l'on trouve le mal sans qu'on le cherche.
Beaucoup de réflexion et non beaucoup de connaissances, voilà à quoi il faut tendre.
vendredi, juin 08, 2007
Citations ; François Mitterrand.
Si la jeunesse n'a pas toujours raison, la société qui la méconnaît a toujours tort.
La pire erreur n'est pas dans l'échec mais dans l'incapacité de dominer l'échec.
Le mal que l'on imagine est insupportable, celui que l'on subit est presque toujours supportable.
La vieillesse n'est pas une question de mort, c'est une question de santé puisque la mort est certaine.
Je suis né chrétien, et je mourrai sans doute en cet état. Dans l'intervalle...
Le sentiment d'injustice ne suffit pas pour vaincre l'injustice.
Qu'est-ce que la vieillesse ? C'est d'abord perdre la curiosité.
Dans les épreuves décisives on ne franchit correctement l'obstacle que de face.
La politique est la servante de la science, et l'humble interprète de la philosophie. Elle n'a pas la vertu créatrice de l'art.
Le courage consiste à dominer sa peur, non pas à ne pas avoir peur.
Qui a peur de son ombre attend midi pour se lever. Pendant ce temps, les autres courent.
